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Appel pénal (Be’er Sheva) 7182/98 Shmukler et al. c. État d’Israël – Municipalité d’Ashkelon Vice-président Y. Pepper - part 37

octobre 27, 1999
Impression

Et revenons à notre affaire, concernant l'esprit d'interprétation des Lois fondamentales qui s'attaque à l'ancienne loi de la Loi habilitante.

Il ne suffit pas d'établir que la Loi habilitante autorise l'interdiction de la vente de porcs dans toutes les limites de la ville.  Après tout, même le Code pénal, avant  l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les arrestations  , permettait la détention d'un prévenu jusqu'à la fin de la procédure.  Cela n'a pas empêché la Cour suprême d'examiner l'exercice de ce pouvoir discernif, même dans le cadre du principe de préservation des lois (voir l'affaire Ganimat [13]).  Il en va de même pour la réglementation concernant l'imposition d'une saisie temporaire dans une procédure civile avant l'adoption de  la Loi fondamentale : dignité humaine et liberté.  Le pouvoir d'imposer une saisie n'a pas empêché le tribunal d'examiner les moyens d'exercer ce pouvoir discrétionnaire et même de statuer qu'il devait être exercé différemment (voir Miscellaneous Applications 4459/94, 4475 Salamonov et al. c. Sharabani et al. [19]).

Cependant, il faut se demander si les choses sont complètement similaires.  Est-il possible de distinguer différentes lois et d'appliquer l'interprétation conformément à l'esprit des Lois fondamentales d'une manière différente ? Dans notre cas, et comme noté et clarifié ci-dessous, la loi est claire.  La municipalité est autorisée à imposer une interdiction générale de la vente de porc.  Par conséquent, la tâche d'interprétation, si possible, se concentrera sur la possibilité de limiter la discrétion de la municipalité pour ordonner une interdiction généralisée.  À mon avis, plusieurs tests objectifs peuvent servir de base pour distinguer notre cas d'autres cas.

  1. (a) Langage du droit:

Le libellé de la Loi sur l'accréditation est clair.  Elle autorise une municipalité à interdire une interdiction généralisée dans toutes ses zones.  La règle est que « le pouvoir de coercition doit non seulement être déterminé dans la législation primaire, mais sa détermination doit être énoncée de manière spécifique et explicite, et au minimum, la législation est obligatoire, comme elle l'est explicitement exigé » (l'honorable juge Or dans l'affaire Mitral [10]).  L'histoire constitutionnelle citée ci-dessus a contribué à cette situation.

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