La Loi habilitante a en effet été promulguée avant l'adoption des Lois fondamentales, mais d'après ce qui a été dit, il est clair à mon avis que l'imposition de telles restrictions, qui trouvent leur origine dans les commandements de la religion, sur la liberté d'occupation, et certainement sur la dignité et la liberté humaines, est non seulement contraire aux dispositions de la Loi fondamentale, mais aussi contraire à son esprit. La Loi fondamentale a été modifiée et, bien que la possibilité de surmonter cette limitation par le biais de la clause de dérogation ait été déterminée, il est clair qu'il s'agit d'une exception qui indique la règle, la règle et l'esprit de la loi de ne pas reconnaître de telles limitations. Il est vrai que l'interdiction de manger du porc est présentée comme une mitsva plus sévère que celle de consommer d'autres viandes non casher, pour lesquelles les questions mentionnées ci-dessus ont été déterminées, mais elle ne s'écarte néanmoins pas de la même matrice ou portée des interdictions selon les mitzvot religieuses à propos desquelles les mots ont été énoncés. En conséquence, il me semble qu'il y a place pour revenir à ce que j'ai dit au début du jugement, à savoir que cette affaire constitue un exemple clair de la possibilité de l'existence et de la validation continue d'une loi antérieure contraire à la Loi fondamentale, mais de sa perfection et de sa limitation par une interprétation dans l'esprit des Lois fondamentales. La Loi d'autorisation, adoptée par la Knesset, permet aux autorités locales d'adopter des règlements concernant l'interdiction de la vente de viande de porc, et bien qu'elle restreigne la liberté d'occupation ainsi que la dignité et la liberté humaines, elle ne contredit pas l'esprit des dispositions des Lois fondamentales, qui stipulent que cette interdiction peut être établie en tout lieu ou partie de la localité, et n'inclut donc pas cette interdiction absolue contraire à l'esprit des Lois fondamentales, mais respecte plutôt le principe de proportionnalité qui sous-tend l'esprit de la Loi fondamentale, et qui reste donc en vigueur. En effet, il n'a pas été affirmé qu'il cessait d'être valide. En revanche, une interprétation dans l'esprit des Lois fondamentales doit aboutir à la conclusion que les dispositions du règlement interdisant la vente de viande de porc de manière globale et généralisée ne doivent plus être appliquées dans tous les domaines d'une autorité locale. On peut dire que le règlement est également en vigueur, bien qu'il doive être interprété comme permettant un arrangement, une limitation et même un domaine très limité, mais une interprétation dans l'esprit des Lois fondamentales comme mentionné ci-dessus ne peut pas donner effet à une interdiction absolue découlant des commandements religieux, ce qui a en effet été déterminé qu'il peut être surmonté à l'avenir par la clause de dérogation, mais en l'absence de cette procédure, cela contredit l'interprétation dans l'esprit des Lois fondamentales par rapport aux lois existantes également. Cela peut également s'exprimer dans l'esprit de la lettre du procureur général concernant le non-dépôt d'un appel contre le jugement rendu par le tribunal de première instance de Netanya, stipulant que la possibilité d'une interdiction limitée doit d'abord être examinée, conformément à la composition de la population et d'autres données, et qu'ensuite nous devrions passer à la possibilité d'une interdiction généralisée, une procédure dans laquelle aucune preuve n'est prise au moment de l'adoption du règlement.