Il est d'une grande importance pour quiconque accorde un prêt et reçoit un cautionnement pour ce prêt, ainsi que pour quiconque fournit un tel cautionnement, d'obtenir des conseils juridiques appropriés avant de signer le contrat de cautionnement, car l'identité de la caution peut souvent avoir de nombreuses implications.
La Loi sur le Cautionnement, 1967, définit le cautionnement comme l'engagement d'une personne à exécuter l'obligation d'une autre personne envers un tiers. Lorsque la caution est une « caution individuelle », la loi prévoit des protections spéciales qu'il est important de connaître. Le terme « caution individuelle » ne signifie pas que la personne est la seule caution, mais plutôt qu'il s'agit d'une personne physique et non d'une personne morale. De plus, les conjoints, partenaires ou parties prenantes de la société ayant accordé le prêt ne bénéficient pas de ces protections. La protection ne s'applique que lorsque le créancier (le prêteur) est une personne dont l'activité habituelle inclut l'octroi de prêts (même si ce n'est pas son activité principale).
Un contrat de cautionnement avec une caution individuelle doit être rédigé par écrit et doit détailler une liste de mentions prévues par la loi. L'engagement de la caution ne porte que sur les montants fixés dans le contrat, les indemnités d'indexation, les intérêts et certains frais supplémentaires. De plus, pour certains prêts, une caution individuelle bénéficie du statut de « caution protégée », auquel cas son engagement est limité à une part proportionnelle de la dette (c'est-à-dire que s'il y a trois cautions, la caution protégée ne garantira pas plus d'un tiers de la dette, contrairement à une caution ordinaire qui garantit la totalité de la dette). Le non-respect des obligations d'information (dans la mesure où la caution ne connaissait pas elle-même les détails) peut restreindre la portée du cautionnement. Cependant, la protection la plus importante pour une caution individuelle est que l'engagement ne peut pas être illimité : si le contrat de cautionnement ne mentionne pas un montant spécifique, le cautionnement est nul.
Dans le cas d'une caution individuelle, le créancier a également l'obligation de remettre à la caution une copie du contrat de cautionnement et de lui laisser une occasion raisonnable de l'examiner avant la signature. La caution individuelle a le droit de recevoir une copie signée à la fois du contrat de cautionnement et du contrat de prêt qu'elle garantit.
Une caution ordinaire et un débiteur sont solidairement responsables envers le créancier, mais le créancier ne peut exiger de la caution qu'elle exécute son engagement sans avoir préalablement mis en demeure le débiteur d'exécuter son obligation, à moins que la caution n'ait renoncé à cette exigence, ou que le débiteur soit décédé, en faillite, situé hors d'Israël, ou qu'il y ait une difficulté particulière à le joindre. Pour une caution individuelle, en revanche, le créancier a généralement l'obligation de l'informer du manquement du débiteur dans un délai de 90 jours ; s'il ne le fait pas, la caution est libérée. Plus important encore, de manière générale, alors que dans un cautionnement ordinaire le créancier doit seulement exiger du débiteur qu'il remplisse son obligation avant de pouvoir l'exiger de la caution, dans le cas d'une caution individuelle, le créancier ne peut poursuivre la caution qu'après qu'un jugement a été rendu contre le débiteur ou que le Chef du Bureau d'Exécution a confirmé que toutes les procédures raisonnables ont été engagées contre le débiteur, y compris la réalisation d'une hypothèque sur un appartement résidentiel.
La Loi sur le Cautionnement comprend d'autres dispositions importantes concernant les contrats de cautionnement en général et le cautionnement d'une caution individuelle en particulier, et les conséquences de la signature d'un cautionnement pour autrui peuvent être considérables. Ainsi, il est très important de consulter un avocat spécialisé dans ce domaine avant de signer tout contrat de cautionnement. De plus, si une personne reçoit le cautionnement d'une autre, il est important de s'assurer que la caution n'est pas une caution individuelle afin d'éviter une situation où le cautionnement n'aurait aucune validité en raison du non-respect des procédures requises.

