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Haute Cour de justice 61683-12-25 Le Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël c. Le gouvernement d’Israël - part 33

août 20, 2026
Impression

Selon les requérants et le procureur général, l'ensemble de ces données montre que la sélection de Mme Haetzni-Cohen, de M.  Malka et du major-général (rés.) Ron-Tal au comité découlait de la connaissance de leurs fonctions précédentes et de l'attente que, grâce à ces nominations, il serait possible d'obtenir le résultat escompté - une recommandation de fermeture de la station.

  1. En réponse à cet argument, l'avocat des Intimés du gouvernement a soutenu que le simple fait qu'une personne ait exprimé une position dans le passé sur le sujet en question ne constitue pas, en soi, un obstacle à sa nomination comme membre d'un comité consultatif. Selon lui, si cela avait été dit autrement, cela aurait annulé la possibilité de nommer des professionnels et des personnes ayant de l'expérience dans le domaine concerné à des postes publics, puisque les professionnels sont présumés avoir exprimé leur expertise et leurs positions professionnelles au fil des années.

À mon avis également, une déclaration antérieure sur le sujet que le comité traitera, faite par l'un de ses membres désignés, ne justifie pas la disqualification de sa nomination.  L'avocat des Intimés du gouvernement a raison dans son argument selon lequel, si nous avions dit le contraire, il aurait été difficile de nommer des professionnels à des fonctions publiques, car il n'est pas facile de trouver un expert qui n'a pas exprimé publiquement ses opinions sur ses domaines d'expertise.  Pour cette raison, il a été décidé qu'une distinction devait être faite entre l'expression de Avis précédent et l'expression de Préjugés.  Le Président a noté que A.  Barak À noter que :

« La règle disqualifie une personne de membre du comité si cette personne a formulé pour elle-même une position (finale) sur le sujet des délibérations du comité, de sorte qu'en son sens, pour elle, il n'y ait plus aucun intérêt à poursuivre habituellement les délibérations du comité ('le jeu est accro').  La règle s'applique lorsque le membre du comité ne doit pas être tenu d'impartialité.  Pour être précis : la règle n'interdit pas l'adhésion au comité d'une personne qui, à sa nomination, a ses propres opinions sur le sujet du comité.  Des experts sont souvent nommés au comité, qui ont des avis professionnels sur des sujets faisant l'objet des délibérations du comité [...] L'interdiction de l'adhésion au comité s'applique lorsque le membre du comité a un préjudice, qui est peu susceptible de changer lors des délibérations du comité.  La disqualification d'un membre d'un comité pour siéger dans un lieu où son opinion est « verrouillée » et n'est pas « ouverte » à la persuasion et au changement » (Haute Cour de justice 1356/96 Ben David c.  Premier ministre d'Israël, IsrSC 50(1) 661,666 (1996) ; et voir aussi : Haute Cour de justice 3751/03 Ilan c.  Municipalité de Tel Aviv-Jaffa, IsrSC 59(3) 817,830 (2004) (ci-après : l'affaire Ilan) ; Barak-Erez, vol.  1, p.  547).

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