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Haute Cour de justice 61683-12-25 Le Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël c. Le gouvernement d’Israël - part 19

août 20, 2026
Impression

« La difficulté inhérente à prouver une considération subjective inappropriée a conduit à un soulagement compréhensible du fardeau de la preuve nécessaire pour établir son existence.  Il suffit de créer un doute réel quant à la validité des considérations de l'autorité publique compétente, afin que la charge de la preuve lui incombe et prouve que ses considérations étaient pertinentes.  Dans de telles circonstances, l'autorité doit être persuadée que des considérations objectives et substantielles importantes ont conduit à sa décision [...] et enfin, afin de traiter la difficulté liée à l'examen du pouvoir discrétionnaire subjectif de l'autorité administrative, il est évident en jurisprudence une volonté d'utiliser diverses présomptions factuelles fondées sur l'expérience de vie, ce qui contribue parfois même à transférer la charge de porter les preuves à Naplouse, l'autorité gouvernementale, qui doit fournir une explication à son action » (Haute Cour de justice 6840/01 Peltzman c.  Chef d'état-major général, IsrSC 60(3) 121,138 (2005)).

  1. Ainsi, nous avons affaire à un processus en deux étapes : à la première étape, le requérant doit indiquer des signes qui suscitent une réelle inquiétude que l'autorité ait pris en compte des considérations superflues. S'il en est capable, un ordre nisi sera émis et la charge sera transférée à l'Autorité.  À la deuxième étape, l'autorité doit démontrer qu'elle n'a pas pris en compte les considérations superflues ; et au minimum, même si elle a pris en compte des considérations superflues, ce ne sont pas les considérations dominantes qui l'ont conduite à prendre la décision soumise à un contrôle juridictionnel.

Munis de ce fardeau normatif, nous pouvons désormais nous tourner vers l'application des mots aux circonstances de notre affaire.

Cependant, avant d'aborder cela, j'aimerais discuter de la nature exacte de la considération inappropriée qui est au cœur des arguments des requérants et du procureur général dans les requêtes en question, car c'est la clé pour décider si la décision de fermer la station a été prise sur la base de considérations superflues ou non.

  1. L'argument, tel que soutenu par les requérants et par le procureur général, est que la décision de fermer la station reposait sur le contenu des diffusions de Galatz, qui n'était pas du plaisir des initiateurs de la décision. Ainsi, il a été affirmé que les membres du gouvernement avaient décidé d'ordonner la fermeture de la station parce que ses émissions étaient perçues par eux comme représentant les positions du camp politique contraires à la leur, et parce que les émissions de la station étaient remplies de critiques envers les actions et politiques du gouvernement.

           Je vais clarifier tout de suite: Dans la mesure où cette considération est effectivement la considération dominante qui a sous-tendu la décision de fermer la station, elle est clairement inappropriée, et la décision est vouée à être disqualifiée.

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