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Haute Cour de justice 61683-12-25 Le Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël c. Le gouvernement d’Israël - part 11

août 20, 2026
Impression

Dans ce contexte, les requérants et le procureur général soutiennent que le point d'équilibre sous-tendant l'avis Levin a changé, et que les dommages attendus aujourd'hui par la fermeture de la radio de l'armée sont si graves que la décision de le faire ne nécessite que la législation primaire.

Je ne peux pas accepter cet argument.

Une part importante des arguments des requérants et du procureur général concernant les changements survenus dans le marché des communications concernait, lorsqu'ils ont été entendus, à des lois en cours de législation qui n'avaient pas évolué en une loi contraignante.  Cependant, la règle établie est qu'un projet de loi en attente n'a pas de statut normatif contraignant, et que les tribunaux ne doivent statuer qu'en conformité avec la loi existante et valide au moment de la décision, tout en évitant de s'appuyer sur de futures initiatives législatives qui n'ont pas encore atteint de maturité (Haute Cour de justice 3872/93 Mitral Ltd.  c.  Le Premier ministre et le ministre des Affaires religieusesIsrSC 47(5) 485,496-497 (1993) ; Voir aussi : Haute Cour de justice 11013/05 Dahan c.  ministre de l'Intérieur, paragraphe 8 de l'avis du juge A.  Fogelman [Nevo] (1.3.2021); Audience pénale supplémentaire 1062/21 Urich c.  État d'Israël, paragraphe 42 du jugement du Président A.  Hayut [Nevo] (11.1.2022); Pour les exceptions à cette règle, voir : Yosef : « À elle et à une épine dans son sang : l'événement La norme des initiatives législatives » Études juridiques à partir de 253 (2017)).  Il convient de souligner que, bien qu'entre-temps la Loi sur les communications ait adopté ses deuxième et troisième lectures (après en avoir omis certaines parties et modifié sa formulation), la décision de fermer la station a été prise à un moment où cette loi en était encore en phase législative, et il a déjà été déterminé dans notre jurisprudence que la validité d'une décision administrative doit être examinée dans le contexte des bases factuelles et normatives en vigueur au moment de son adoption (voir, par exemple : Requête en appel/Demande administrative 3293/23 Ministère de la Sécurité nationale c.  Sarsour, paragraphe 92 du jugement du juge A.  Stein [Nevo] (13.10.2024); Haute Cour de justice 8371/09 Doron c.  Ministre de l'Intérieur, paragraphe 23 du jugement du juge A.  Fogelman [Nevo] (7 juillet 2010)).  Par conséquent, en tout cas, la promulgation tardive de la loi sur les communications - qui n'était pas encore une loi contraignante au moment de la décision de fermer la station - n'affecte pas la validité de cette décision ni la question de savoir s'il était approprié de l'ancrer dans la législation primaire.

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