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Affaire civile (Haïfa) 50975-11-21 La Phoenix Insurance Company Ltd. c. Hafnia Pétroliers Ship Holdings Singapure Pte Ltd - part 11

août 2, 2026
Impression

En effet, M.  Mann a déclaré dans son témoignage devant moi qu'il n'était pas lui-même monté à bord après l'incident, et qu'il ne peut donc pas déterminer, par connaissance personnelle, des conclusions concernant l'adéquation du navire ou l'intégrité de son équipement, mais cela ne nuit pas à ses conclusions concernant les défauts du processus décisionnel de la partie qui a géré le chargement, conclusions bien ancrées dans les preuves qui m'ont été présentées.

Parmi les autres lacunes dans le processus de chargement identifiées par M.  Mann, nous pouvons souligner les suivantes qui concernent notre affaire :

  • Les prévisions météorologiques reçues de la société employée par IEC n'ont pas été transmises au pilote (Gidron), et en tout cas il s'est avéré que les prévisions ne correspondaient pas à la réalité au sol, tandis que les prévisions météorologiques du Service météorologique israélien publiées le même jour (qui devraient être connues de la partie responsable du chargement) correspondaient à la situation au sol et comprenaient un avertissement de vents forts à partir de 14h00.

La conclusion de M.  Mann dans cette affaire était que « si une prévision fiable avait été faite telle que rapportée par le Centre météorologique israélien, il est raisonnable de supposer qu'une décision différente aurait été prise concernant l'ancrage du navire selon (sic) les procédures d'amarrage du connecteur.  »

  • L'absence immédiate de dépanneuse qui, selon M. Mann, « a contribué à la défaillance et à la détérioration continues de l'incident ».  D'après les preuves, y compris le témoignage du caporal Gidron devant moi, il semble qu'au moment de l'incident, il n'y avait pas de dépanneuse disponible en alerte, qui aurait pu être utilisée pour réguler les déplacements du navire compte tenu des changements de vent et du relâchement des câbles et cordes.  Au paragraphe 12 du chapitre 9 de l'enquête de Raspan sur l'incident, il a été noté que le pilote avait consulté en temps réel sur l'utilisation du remorqueur, mais il a été décidé de ne pas en faire usage, et il a de plus été précisé qu'un des membres d'équipage de l'IEC présents sur le navire au moment de l'incident avait été informé que le capitaine du remorqueur vivait à Nazareth et qu'il n'y avait donc aucun intérêt à l'appeler.

En effet, le caporal Gidron a affirmé dans son témoignage que la présence d'une dépanneuse n'aurait pas aidé, mais M.  Mann, représentant du Raspan, a pensé autrement lorsqu'il a noté lors du débriefing de l'incident que « l'aide d'une dépanneuse aurait facilité les câbles de connexion, ce qui aurait permis une déconnexion plus contrôlée et sûre de la connexion » (paragraphe 13, chapitre 9 de l'enquête).

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