Le biais dans la valeur d'un actif constitue une violation des dispositions de l'appel d'offres. Elle est tenue d'exposer toutes les personnes impliquées dans son partialité, y compris les sociétés, actionnaires et dirigeants, à des poursuites civiles pour des motifs contractuels, délictuels et injustes. Le biais de valeur peut également constituer une responsabilité pénale pour les personnes impliquées dans ce biais. Tout ce qui précède peut également entraîner des conséquences négatives au niveau de l'appel d'offres, si et lorsque une personne impliquée dans un biais de valeur souhaite conclure une future transaction avec une autorité publique (les Quatre Îles de Dessalement mentionnées au paragraphe 28).
Les chances de réaliser l'un des risques mentionnés ci-dessus - le risque attendu - ne sont ni négligeables ni purement théoriques. Les évaluations réalisées selon l'appel d'offres sont ouvertes aux instances institutionnelles et même au public (voir - p. 2, s. 1 et suivantes). Il est particulièrement important dans ce contexte que la base de données est ouverte à tous les investisseurs institutionnels. Le marché institutionnel comprend pas mal de « joueurs » parmi lesquels la concurrence est féroce. Ce sont des « acteurs » sophistiqués. Ainsi, les instances institutionnelles surveillent mutuellement la performance et, comme l'a déclaré la représentante du défendeur - la comptable Anat Feyer - elles n'hésitent pas à contacter le défendeur dans les cas où il y a suspicion d'actes inappropriés de la part de l'un de leurs concurrents (p. 3, 32 - p. 4, 14). Il convient d'ajouter que le Défendeur, en tant que régulateur, a la capacité, tant sur le plan professionnel que pratique, de superviser les évaluations effectuées par Miracle. Le Défendeur est un régulateur professionnel qui connaît bien les domaines d'activité des instances institutionnelles. L'appel d'offres traite d'un service qui est au cœur du travail et de l'expertise réglementaire du Défendeur. Lors de l'appel d'offres, le défendeur a reçu des outils lui permettant de superviser les actions du gagnant conformément à l'appel d'offres. Ainsi, par exemple, selon les dispositions de l'appel d'offres, le défendeur est censé recevoir des rapports continus sur les activités du gagnant de l'appel d'offres (clause 5.5 de l'appel). Tout ce qui précède a été exprimé dans les mots du représentant du défendeur, l'avocat Eviatar Turgeman, selon lequel « ... Nous connaissons nos corps, en tant que régulateurs nous sommes conscients de tout ce qui se passe à l'intérieur de ces corps, nous sommes un régulateur très approfondi et aussi très pénétrant sa régulation » (pp. 32, 15-17). Il semble donc que la capacité du Défendeur à contrôler Ness soit relativement élevée. Il convient d'ajouter que les dispositions de l'appel d'offres exigent également que Ness exploite des mécanismes de contrôle interne, y compris un comité professionnel indépendant (clause 5.5.3 de l'appel), un audit interne (clause 5.5.6), un département de recherche et d'analyse (clause 5.5.7) et un journal d'événements (clause 5.5.8). Parmi ces mécanismes de contrôle interne - dont l'efficacité ne doit pas être exagérée mais ne doit pas être sous-estimée - mention particulière est le comité professionnel, censé être composé de membres « qui ne participent pas aux activités quotidiennes de l'entreprise », dont deux doivent être des universitaires seniors (clause 5.5.3 de l'appel d'offres).