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Appel administratif (Be’er Sheva) 64003-08-25 A.H. c. État d’Israël – Ministère de l’Intérieur

avril 6, 2026
Impression
Tribunal des affaires administratives de Be’er Sheva
Appel administratif 64003-08-25 H et al.  c.  État d’Israël

 

 

Avant L’honorable juge Geula Levin

 

 

Les appelants

 

1.  A.  VIII. 

2.  C.  K.A. 

Par l’avocat Moshe Pollak

 

Contre

 

Intimé État d’Israël – Ministère de l’Intérieur

Par l’avocate Dana Sabag-Haber

 

Jugement

Devant un appel contre un jugement de la Cour d'appel de Beer Sheva (l'honorable Dayan c.  Weinstock-Assis) du 13 juillet 2025.  Dans ce jugement, un appel contre la décision de l'intimé, le ministère de l'Intérieur, de rejeter la demande des appelants d'ouvrir un dossier de mariage dans le but d'établir son statut en Israël, a été rejeté, au motif qu'aucun des appelants n'avait prouvé la sincérité de la relation.

  1. À la base de l'appel se trouvent les faits suivants :

L'appelant 1 est un citoyen israélien né en 1983, et l'appelant 2 est un citoyen sri-lankais né en 1964.  L'appelant est entré en Israël en tant qu'infirmier en 2008.  Les appelants se sont mariés au Sri Lanka le 24 décembre 2013.  Les deux retournèrent ensuite en Israël et ouvrirent une procédure pour une procédure progressive en vertu du mariage.  L'appelant s'est vu accorder un permis de séjour de type B1.  Depuis, les appelants mènent des procédures devant le ministère de l'Intérieur et le Tribunal d'appel, qui durent depuis de nombreuses années.  Plusieurs entretiens ont été menés pour les appelants afin d'examiner la sincérité de la relation, et une série de décisions ont été rendues.  En 2015, une impression négative a été exprimée quant à la sincérité de la relation.  Depuis, leur dossier a été examiné encore et encore, et jusqu'à présent ils n'ont pas franchi les conditions de seuil pour entrer dans la procédure graduelle.

  1. Le 22 janvier 2024, l'Autorité de la population et de l'immigration d'Eilat (la responsable du personnel du bureau d'Eilat, Mme Maya Elimelech) a refusé la demande des appelants d'ouvrir un dossier de mariage pour les appelants, car l'autorité n'était pas convaincue de la sincérité de la relation conjugale présumée. La décision s'est basée sur des entretiens menés avec les appelants, et en particulier les plus récents entretiens réalisés pour eux le 12 janvier 2023.  La décision indiquait que, bien que le couple affirme avoir une relation à long terme, il n'a pas pu assumer la charge de la preuve d'un foyer commun, d'une propriété commune, de loisirs, de vacances et de divertissements communs.

La décision a mis en évidence diverses contradictions lors du dernier entretien mené avec les appelants et a noté qu'ils ont répondu différemment à presque toutes les questions posées.  Ainsi, il y avait des contradictions quant au montant du loyer qu'ils avaient payé pour leur appartement, aux horaires de travail de l'appelant, à la question de ce qui avait changé par rapport à l'entretien précédent, à savoir quelle était leur dernière dispute, à quoi ils parlaient, à ce qu'ils aimaient faire ensemble, qui faisait leurs courses, qui cuisinait, quelle était la dernière émission qu'ils avaient regardée ensemble, voyageant ensemble, pourquoi l'appelant n'était pas allé rendre visite à sa famille, L'existence d'un contrat de mariage, où l'appelante se coupe habituellement les cheveux, des prêts que l'appelante a contractés.  Des contradictions ont également été trouvées concernant la date des dernières rencontres avec des amis et leur volonté d'agrandir la famille.  Il a été noté que l'appelant ne connaît pas le nom du gestionnaire de l'appelant, ignore qu'il reçoit une pension d'invalidité, et ne connaît pas le nom du frère de l'appelant et de sa femme.  De plus, le couple ne se voit presque pas tous les jours, sauf les jours de vacances.

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