Le Professeur Wolpin a examiné le plaignant, examiné les documents qui lui ont été présentés et a rédigé son avis du 26 août 2011 (P/1). À son avis, il a noté qu'un examen des dossiers médicaux dans l'affaire du demandeur avait révélé de nombreux témoignages de douleurs au cou et au bas du dos ainsi que de douleurs à l'épaule droite avant l'incident. Entre autres, le demandeur a été orienté pour un examen d'imagerie en raison de la douleur à l'épaule environ trois semaines avant l'incident. L'expert a ajouté qu'il n'avait trouvé aucune trace indiquant une blessure anatomique de la colonne lombaire, une blessure au bas du dos ou une blessure à l'épaule gauche lors de l'incident d'agression. Cependant, il estimait que l'agression avait pu provoquer une certaine détérioration de l'état antérieur du demandeur, et il a donc fixé l'invalidité du demandeur due à cette aggravation à 5 % due à une légère limitation du mouvement de la colonne cervicale et à 5 % à cause de la douleur et des limitations de mouvement de l'épaule droite. Au total, il estimait que le demandeur avait une incapacité pondérée due à la détérioration de son état à un taux de 9,75 %. L'expert a également répondu à des questions pour clarifier et a même été interrogé devant le tribunal, mais n'a pas changé d'avis.
La psychiatre, le Dr Keret, a également examiné la plaignante et a rédigé son avis du 1er juin 2011. L'expert a constaté que le demandeur avait subi un certain degré de lésions mentales après l'incident d'agression. Cependant, elle a noté qu'il ne s'agit pas du syndrome de stress post-traumatique (T.T.S.D.) mais plutôt de « [...] « Un état traumatique post-crânien » avec des éléments post-traumatiques. L'expert a ajouté qu'il y a clairement des éléments d'exagération. L'expert a estimé que le handicap mental après l'incident d'agression n'était que de 10 %.
- Après avoir reçu l'avis, les parties ont renoncé à l'interrogatoire du Dr Keret. Le professeur Wolfin a répondu aux questions pour obtenir des précisions et a été interrogé à la demande du procureur. Par la suite, des témoignages ont été entendus concernant les circonstances de l'incident et les dégâts. L'ensemble du dossier d'enquête a également été soumis à la police.
Il convient de noter que les avocats des accusés 2 à 3 ont assisté à la plupart des réunions, mais pas à tous. Il convient également de noter que les prévenus 2-3 n'ont pas témoigné et n'ont pas convoqué de témoins en leur faveur. Les défendeurs 2-3 n'ont pas non plus déposé de résumé des demandes, même si on leur avait accordé une prolongation pour déposer et qu'ils avaient reçu des avertissements en raison d'échecs dans leur dépôt.