| Tribunal de magistrats de Jérusalem | |
| Affaire civile 8545-09 Hassan c. Police israélienne et al.
Boîtier extérieur : |
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| Avant | L’honorable jugeAbbas Assi | |
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Demandeur |
Bilal Hassan Par l’avocat Omer Kara’in et al. |
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Contre
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Défendeurs |
1.La police israéliennePar le bureau du procureur de district de Jérusalem |
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Jugement
Une demande d'indemnisation pour agression contre le demandeur par un policier.
Contexte général et arguments principaux du demandeur
- Le plaignant, né en 1974, réside à Jérusalem. Selon le plaignant, le 26 mars 2009, il a voyagé avec ses amis pour passer du temps à Ein Gedi en mer Morte ; En chemin, ils s'arrêtèrent à une station-service à la jonction d'Almog pour acheter de l'eau et des cigarettes ; Là, un policier s'est approché d'eux - l'accusé 2 (ci-après : « l'accusé »), et leur a demandé de leur faire un rapport pour ne pas avoir porté leur ceinture ; À un moment donné, le défendeur a dit au demandeur : « Pourquoi mâches-tu du chewing-gum comme une vache ? » ; le demandeur a protesté et a dit : « Excusez-moi, je suis une vache ?; Soudain, le défendeur ouvrit la portière de la voiture et frappa le plaignant au visage ; En conséquence, le nez du demandeur saigne ; Les policiers présents sur les lieux ont attaqué le plaignant et l'ont menotté ; Le défendeur arrêta alors le demandeur et le conduisit au poste de police ; Après avoir été interrogé sous suspicion d'avoir gêné un policier dans l'exercice de ses fonctions, le plaignant a été relâché chez lui.
- Le plaignant a déposé une plainte auprès du Département d'enquête policière contre le défendeur. Après enquête, un acte d'accusation a été déposé contre le prévenu pour agression causant des blessures corporelles réelles, une infraction prévue à l'article 380 de la loi pénale, 5737-1977.
Dans le cadre d'un accord de plaidoyer, l'affaire du prévenu a été transférée à un procès disciplinaire, et il a été reconnu coupable sur la base de ses aveux sur les faits de l'acte d'accusation et condamné à une sévère réprimande et à une rétrogradation de deux mois. Dans le cadre de l'accord, le défendeur a même versé une indemnisation au demandeur pour la somme de 5 000 ILS. À la suite d'un appel déposé par le défendeur, la pénalité de dégradation a été réduite de deux mois à un mois.
- Le demandeur engage plusieurs actions contre le défendeur, notamment : négligence, atteinte aux droits fondamentaux, agression, séquestration illégale et diffamation.
Contre le défendeur 1 (ci-après : « l'État »), le demandeur a revendiqué une responsabilité directe pour négligence, ainsi qu'une responsabilité par procuration pour les actes des policiers, y compris le défendeur.