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Audience supplémentaire de la Haute Cour de Justice 70105-05-25 Gouvernement d’Israël contre Louis Brandeis Institute for Society, Economics and Democracy, filière académique du College of Management, fondée par la Tel-Aviv Bureaucracy - part 10

février 3, 2026
Impression

Enfin, le défendeur n° 3 a évoqué la nécessité de formuler une procédure permanente concernant le processus de sélection du Commissaire, un besoin découlant de la Résolution 3793.  De plus, la nomination d'un comité spécial de nominations proche de la discussion du candidat pose une réelle difficulté quant à l'indépendance du comité vis-à-vis du niveau de nomination de ses membres, compte tenu de la réelle inquiétude que la composition convienne au candidat demandé.  Une procédure permanente aidera à éviter la dépendance entre le comité et le candidat sélectionné, et garantira que la sélection se fasse uniquement sur la base de considérations pertinentes et compétitives.  Selon l'approche du défendeur 3, il n'y a aucun obstacle à s'ancrer dans une procédure permanente pour la nomination du Commissaire, un critère qui garantira un lien idéologique entre les deux sans que ce dernier ne compromette son professionnalisme et son indépendance.

  1. Le défendeur 4 a également adhéré au raisonnement de l'opinion majoritaire. Selon elle, l'interprétation par les juges majoritaires de l'article 6 de la Loi sur les nominations est correcte et nécessaire, tandis que l'interprétation présentée dans l'avis du Vice-Président est erronée.   L'article 6 de la loi ne prévoit pas de disposition positive quant à la manière de nomination du poste de Commissaire, et le simple fait que l'article prévoie une exemption d'appel d'offres n'indique pas l'intention d'exempter largement la nomination de tout processus concurrentiel ; Le fait que d'autres postes pour lesquels une exemption statutaire d'appel d'offres a été déterminée soient effectivement nommés par des comités de sélection enseigne également que l'article  6 n'exempte pas le poste de tout processus concurrentiel.  Lorsque les comités de recherche dans ces cas n'étaient pas créés par la bonne volonté du gouvernement, mais conformément à la directive du conseiller juridique du gouvernement ;  L'article 6 de la loi ne précise pas l'identité de l'entité qui offrira au Gouvernement un candidat au poste de Commissaire de la fonction publique, contrairement à d'autres dispositions de la loi qui établissent une exemption légale de l'obligation d'appel d'offres, alors que si le législateur avait considéré le poste de Commissaire comme une nomination personnelle du Premier ministre, il l'aurait explicitement ordonné ; et une interprétation selon laquelle le Commissaire de la fonction publique devrait être nommé à titre personnel, qui ne garantit pas la politisation du poste, est incompatible avec l'objectif de la loi.

Dans le même contexte, l'intimé n° 4 a fait référence à la détermination du Vice-Président selon laquelle l'objet de l'exemption est dans la section 6 La loi est un outil conçu pour aider le gouvernement à atteindre ses objectifs, même au prix de renoncer à certains mécanismes de défense destinés à préserver le caractère professionnel et apolitique de la fonction publique.  Cette décision n'est pas ancrée dans la loi ni dans ses notes explicatives ; D'autres explications peuvent être exemptées, comme la rigidité du processus d'appel d'offres ; Il faut faire preuve de prudence dans l'interprétation qui suppose une renonciation à la nature professionnelle et apolitique de la fonction publique.  Quoi qu'il en soit, même si tel est effectivement l'objet de l'exemption, cela ne nécessite pas la nomination du commissaire sur une nomination personnelle.  La réalisation de cet objectif peut et doit se faire dans un processus compétitif.  L'hypothèse que la proximité idéologique avec le Premier ministre est nécessaire pour faire avancer la politique gouvernementale contredit également le concept fondamental de la fonction publique comme un service majestueux, professionnel et neutre, indépendant de l'identité ou de la vision du monde de la personne occupant ce poste.  De plus, un processus de nomination qui ne garantit pas de manière significative d'empêcher la politisation du commissaire de la fonction publique ne constitue pas une concession spécifique aux mécanismes de défense, mais crée plutôt une faille significative dans ceux-ci.  Le répondant 4 a également souligné que même dans le cadre d'un processus de nomination compétitif, le gouvernement conservera une influence significative sur la nomination, que ce soit par la conception du processus concurrentiel, par les représentants qui siégeront en son nom au sein du comité de sélection, ou encore par la capacité du gouvernement à choisir un candidat parmi plusieurs candidats proposés.

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