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Haute Cour de justice 244/23 Association pour les droits civils en Israël contre Police israélienne

décembre 14, 2025
Impression
À la Cour suprême siégeant en tant que Haute Cour de justice

 

Haute Cour de justice 244/23

 

 

Avant : L’honorable président Yitzhak Amit

L’honorable juge David Mintz

L’honorable juge Yael Willner

 

Les requérants : 1.  L’Association pour les droits civiques en Israël

2.  Association juive éthiopienne

3.  Le Comité public contre la torture

4.  Association Tabaka – Justice et Égalité pour les immigrants éthiopiens

 

Contre

 

 
Répondant : Police israélienne  
  Discussion de l’objection à faire de l’ordre nisi à un ordre absolu  
 

Date de la réunion :

17 Adar 5500Jugement déclaratoire – Général (17 mars 2025)  
Au nom des requérants 1-3 :

 

Avocat Oded Feller ; Avocat Nitzan Ilani ; Avocat Shai Ilok  
Au nom du requérant 4 : Avocat Eyal Abulafia  
Au nom de l’intimé : Avocat Daniel Marks ; Avocat Jonathan Sitton

 

Jugement

 

 

Juge Yael Willner :

  1. Au centre de la requête qui nous est soumise se trouve la procédure du Défendeur (à savoir la police israélienne ; et les suivantes : La police) en ce qui concerne Ses pouvoirs selon Section 2 de la loi sur la détention et la présentation d'un certificat d'identité, 5743-1982 (ci-après : La loi sur la carte d'identité ou La loi), qui stipule ce qui suit :

Détenir et présenter une carte d'identité

  1. Un résident ayant atteint l'âge de 16 ans doit toujours porter une carte d'identité et la présenter à un officier supérieur de police, au chef d'une autorité locale, à un policier ou à un soldat dans l'exercice de ses fonctions, si nécessaire.

Contexte de la pétition

  1. Le contexte de la requête est le jugement de ce tribunal Dans une affaire de la Haute Cour de justice 4455/19 Tabka Association - Justice et égalité pour les Juifs éthiopiens contre Police israélienne [Nevo] (25 janvier 2021) (ci-après : la Question Tabqa), dans laquelle une procédure antérieure formulée par la police concernant ses pouvoirs en vertu de Section 2 à la loi (ci-après également : Procédure précédente). Il convient de noter que la procédure précédente a été établie suite aux recommandations d'un comité interministériel mis en place par le gouvernement israélien pour élaborer un plan visant à éradiquer le racisme contre les immigrants éthiopiens (ci-après : Comité Palmor).  Le rapport sommaire de 2016 de la Commission Palmor a noté, entre autres, qu'« un nombre significatif d'incidents violents ont commencé par une demande de la police de s'identifier, alors qu'à première vue il n'y avait aucune raison claire à cette demande », et qu'il y avait des inquiétudes quant au fait que la demande d'identification soit « actuellement activée de manière sélective ».  À la lumière de ce qui précède, la Commission Palmor a recommandé, entre autres, que la police établisse des procédures claires qui conduisent à l'exercice équitable de son autorité pour exiger qu'une personne s'identifie.  Le gouvernement a adopté les recommandations du Comité Palmor, et par la suite, le 6 mars 2019, la police a approuvé la procédure précédente (pour plus d'informations, voir : Tabqa, versets 7-8).
  2. Dans les pétitions sur la question Tabqa Il a été soutenu, en substance, que, contrairement à l'hypothèse sous-jacente à la procédure précédente, Section 2 La loi n'autorise pas les policiers à exiger qu'une personne présente une carte d'identité, et en tout cas ne les autorise pas à effectuer des actions supplémentaires après la présentation du document, telles que clarifier des informations sur le titulaire de la carte d'identité dans les systèmes d'information policiers.

La colonie ottomane [Ancienne version] 1916Le jugement dans l'affaire Tabqa

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