Caselaws

Appel pénal. 4466/98 Honey c. État d’Israël ISRSC 56(3) 73 Juge M. Cheshin - part 36

janvier 22, 2002
Impression

 

En revanche, en règle générale, refuser aux prévenus le droit de payer les frais de défense et l'indemnisation en cas d'acquittement absolu – c'est-à-dire lorsqu'il s'avère rétrospectivement que leur accusation n'avait aucun fondement, puisqu'ils n'ont pas commis les infractions dont ils étaient accusés – est illégal.  Cela s'explique par le fait que s'abstenir de payer des frais et des indemnisations à ces défendeurs leur nuit plus que nécessaire.  L'intérêt budgétaire de l'État et l'intérêt public à empêcher une dissuasion excessive dans le dépôt de poursuites étaient suffisamment protégés – et, à mon avis, comme mentionné, encore plus – en refusant les frais et indemnités aux défendeurs acquittés pour doute, sans déterminer qu'ils n'avaient pas commis les infractions qui leur étaient attribuées, et en limitant les montants des frais et indemnités que le tribunal est autorisé à accorder.  S'abstenir de payer les frais et les indemnités même aux prévenus qui ont été complètement acquittés – une situation que l'expérience montre rare – n'est pas raisonnablement nécessaire pour atteindre les objectifs publics mentionnés ci-dessus, et cela peut même encourager l'empressement excessif de l'accusation à poursuivre les procès même après avoir découvert, ou avoir le pouvoir de clarifier, qu'ils aboutiront à un acquittement complet.

Cependant, la règle proposée, selon laquelle le tribunal accordera des frais et une indemnisation aux accusés jugés non responsables des infractions qui leur sont attribuées, n'est pas absolue.  Il peut exister des situations, dans l'esprit de celles mentionnées dans les directives anglaises évoquées ci-dessus, où aucun frais ni indemnisation ne sera accordé, même aux défendeurs acquittés en totalité, ou le montant des frais et des dommages accordés sera réduit.  Ainsi, par exemple, des frais ou des indemnités peuvent être retenus aux prévenus ayant donné un faux témoignage, ou à ceux qui se sont abstenus de donner leur version des faits ou des preuves qu'ils devaient prouver leur innocence.  Mais de telles situations, naturellement, seraient rares.  La règle devrait être le paiement des frais et l'indemnisation aux défendeurs qui ont été complètement acquittés. »

  1. Vérité-Le degré du type de crédit justifie notre intervention dans l'examen-L'esprit d'une maison-Le tribunal de district, comme mentionné, a estimé que la « quasi-condamnation » suffisait à rejeter la demande de décision sur le paiement. Parce qu'à mon avis, le retrait de l'acte d'accusation, ce qui signifie qu'avec le recul, il s'avère qu'il n'y avait pas de place pour déposer un recours d'habeas corpus-L'acte d'accusation constitue un acquittement complet et en découle l'obligation de payer.  Alors que le raisonnement d'une maison-La loi de district concernant le fait que la situation est « presque condamnée » justifie la réduction du paiement.

À la lumière de ces raisons, je suis d'accord avec le résultat proposé par mon collègue, le juge M. Cheshin.

Previous part1...3536
37...41Next part