aux pages 658-660 ; L'affaire Reich [8], p. 497 ; L'affaire de Yosef et Pimp [1], p. 524. L'examen de l'acquittement « absolu » – et plus encore : les raisons de cet acquittement « absolu » – constituera une considération importante, une considération significative parmi d'autres, mais ils ne suffiront pas à décider. Dans ce contexte, il est approprié que nous présentions – et avec accord – les propos de notre collègue le juge Zamir dans l'affaire Reich [8]. Notre collègue souligne que la législature a choisi « une expression vague, qui n'a ni forme ni mesure, comme 'autres circonstances' », et que « l'expression est née vague afin de rester ambiguë » (p. 496). Plus tard, après avoir mentionné cette expression dans une famille d'autres expressions vagues – dont la justice, la morale, la politique publique, la raisonnabilité, etc. – notre ami poursuit en nous expliquant un compromis de cette ambiguïté (ibid., [8], aux pages 496-497) :
L'ambiguïté de ces expressions est le goût de leur vie. Ils sont censés flotter, indéfinis, au-dessus des règles. Il est interdit de leur couper les ailes et de les enfermer dans une cage selon une règle stricte. Une telle règle pourrait les tuer.
Quant au nombre de considérations que la cour prendra en compte pour localiser et identifier « d'autres circonstances justifiant » l'indemnisation et l'indemnisation, notre collègue le juge Zamir poursuit, et voici ce qu'il nous enseigne (ibid., p. 499) :
La liste des considérations n'est pas exhaustive et n'est pas contraignante. C'est le résultat des circonstances de l'affaire. Il existe des circonstances où il n'y aura pas de place pour une contrepartie ou une autre, et d'autres où il y aura place pour ajouter une contrepartie ou une autre, et le poids de chaque considération peut varier selon les circonstances de chaque affaire. C'est au tribunal qu'il doit tenir compte des différentes considérations applicables dans les circonstances de l'affaire, afin d'aboutir à un résultat juste quant à la nécessité d'indemniser le prévenu déclaré innocent, en tenant compte des limites des ressources disponibles à cet effet, des contraintes auxquelles les autorités de maintien de l'ordre opèrent et du bon fonctionnement du tribunal.