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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 93

février 15, 2021
Impression

Lorsqu'on lui a demandé s'il avait dit des choses incorrectes lors des interrogatoires, le Prévenu 2 a répondu que les interrogateurs avaient exercé des pressions et des menaces sur lui, privé de ses droits, et que le commandant de l'Unité de renseignement lui avait ordonné de tout laisser tomber sur le Prévenu 1, et que par conséquent certaines des choses qu'il avait dites lors des interrogatoires étaient fausses.  Ainsi, par exemple, sa déclaration selon laquelle le prévenu 1 l'avait menacé ou qu'il avait peur de lui ; que le prévenu 1 a donné un coup de pied au défunt et lui a donné un coup de poing au visage, et en général, ils ont donné des coups de pied et de poing au défunt ; qu'il a lui-même frappé le défunt, même s'il ne se souvient pas s'il l'a fait ; que sa jambe avait enflé à la suite d'un coup de pied sur le défunt, car il affirmait que sa jambe avait été pliée en traînant le défunt ; qui a retenu le défunt pendant que le prévenu 1 le battait ; que le prévenu 1 avait planifié le meurtre en détail et l'avait partagé avec lui dès dimanche ; Ou que le prévenu 1 était équipé d'une chaussette avant l'incident et a frappé le défunt avec une chaussette contenant une pierre.  Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il s'était aussi attiré des ennuis si les interrogateurs lui avaient dit de tout laisser tomber sur le défendeur 1, il a répondu que le commandant de l'unité de renseignement lui avait dit de tout balancer sur le défendeur 1 mais de montrer qu'il avait eu une implication partielle dans l'incident, puis qu'il serait libéré, et qu'il a donc agi.  Cependant, il a précisé que les interrogateurs ne lui avaient pas dit quoi dire au-delà de cela, ne lui avaient pas dit qu'il y avait eu des coups de pied, ne lui avaient pas parlé de la préparation préalable, et ne lui avaient pas dit qu'une chaussette avait été trouvée sur les lieux ni qu'il allait parler d'une chaussette ; Au contraire, il a menti et fabriqué ces détails afin de donner de la crédibilité à son histoire et de montrer qu'il n'avait aucun lien avec l'incident afin d'être libéré (pp. 467-472, 476-479, 481, 485-486, 488, 490, 494).  Lorsqu'on lui a demandé comment il était possible que lui et le Prévenu 1 aient menti de la même manière, il a répondu que le Prévenu 1 avait expliqué dans son témoignage que les interrogateurs lui avaient tout dit pendant l'interrogatoire, et que le Prévenu 1 « a coordonné son témoignage avec le mien » (pp. 489-490).

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