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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 92

février 15, 2021
Impression

Après l'incident, il a appelé le défendeur 1 et lui a demandé s'il avait entendu quelque chose de nouveau ou si quelqu'un avait parlé de l'incident, et il a répondu par la négative ; puis il s'est rendu à une fête au nom de l'entreprise afin de tout déconnecter et d'oublier tout (pp. 461, 494).  Concernant la conversation avec sa petite amie Sally lors de la fête, le défendeur 2 a affirmé qu'il ne se souvenait pas de ce qu'il lui parlait, que c'était sous l'influence de drogues et d'alcool et que « des absurdités ont été dites » (p. 464).

Concernant la conversation téléphonique entre lui et le défendeur 1 avant l'incident, le défendeur 2 a affirmé avoir appelé le défendeur 1 afin d'obtenir des informations sur le défunt, de comprendre s'il était une personne dangereuse et de s'informer sur sa famille afin de ne pas les contacter pour leur dire que les drogues lui avaient été volées et qu'ils leur feraient du mal, dans le cadre de ses préoccupations à ce sujet ; et il a rejeté l'affirmation selon laquelle cette conversation témoignait d'une planification préalable (pp. 461-464,  481). Concernant l'affirmation selon laquelle ils avaient prévu de rencontrer le défunt dans un endroit calme, d'être arrivés à la réunion sans téléphones et de se changer de vêtements, dans le cadre de la planification préliminaire, il a répondu qu'il était arrivé sans téléphone car il n'avait pas de batterie et que son téléphone était donc resté dans l'appartement du défendeur 1 ; et qu'il est venu chez le prévenu 1 vêtu de vêtements pour « sortir », et a changé pour les vêtements que le défendeur 1 lui avait donnés parce que « je suis allé dans un endroit dans la forêt avec des vêtements noirs, pour qu'ils ne sachent pas qui j'étais. »  Plus tard, il a confirmé qu'il avait apporté un sac contenant des vêtements au domicile du prévenu 1 car il était censé rester avec lui, et a affirmé qu'ils avaient été changés pour des vêtements noirs afin de menacer le défunt (pp. 478-479, 483).

Le défendeur 2 a en outre affirmé qu'après qu'un représentant de la Central Intelligence Unit soit arrivé chez lui et ait informé ses parents qu'il était convoqué pour un interrogatoire, ses parents l'ont récupéré au travail et l'ont conduit au poste de police, où il a d'abord été interrogé sous suspicion de trafic de drogue ; Lorsqu'on lui a demandé lors de l'interrogatoire s'il voulait consulter un avocat, il a demandé à l'interrogateur pourquoi il en avait besoin, et il a répondu que c'était une affaire mineure et qu'il n'en avait pas besoin.  À la fin de l'interrogatoire, on lui a dit d'attendre dans le couloir, et à ce moment-là, un autre interrogateur s'est approché de lui pour lui dire qu'il avait des ennuis, lui a demandé de l'accompagner dans la salle, et là, en présence de deux autres interrogateurs, il lui a dit que le prévenu 1 leur avait tout dit, qu'ils savaient qu'il s'agissait d'un meurtre et qu'il allait être en prison à vie ; Par la suite, le commandant de l'Unité centrale de renseignement entra dans la pièce, lui dit qu'ils savaient tout, qu'il devait dire que le Prévenu 1 avait tout fait, l'avait traîné et qu'il n'avait d'autre choix que de se retrouver dans une situation sans autre choix, et lui promit que s'il le disait, il pourrait rentrer chez lui, ce qu'il fit (pp. 466-464).

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