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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 85

février 15, 2021
Impression

Concernant l'affirmation selon laquelle une personne normative qui prétend avoir commis des actes à la suite de menaces contre sa vie et celle de sa famille viendrait au commissariat à la première occasion pour raconter l'incident, mais qu'il ne l'a pas fait, qu'il était actif comme on le voit dans les appels téléphoniques avant et après le meurtre, et qu'il est même allé travailler et faire une fête après le meurtre, il a répondu : « Tout d'abord, la raison pour laquelle je ne suis pas allé à la police, c'est qu'il y avait effectivement une menace et qu'il m'a menacé et que je préférais la réprimer et oublier et que je ne pouvais dire à personne que j'avais peur pour ma vie, c'est que je suis allé travailler parce que j'ai essayé Pour échapper à cette situation, je suis allé à la fête parce que je voulais à la fois oublier et j'ai tout raconté à mon ami.  Je ne suis pas partenaire, je ne l'ai pas planifié, et je ne savais pas ce que [prévenu 1] voulait dire, et la conversation que j'ai eue après a été nouvelle, c'est parce que je voulais savoir ce qui allait se passer entre nous après ça, j'ai essayé de pousser et je n'ai pas pu, et à la fête j'ai craqué et je l'ai raconté à Sally.  Je n'ai aucune raison de mettre fin à mes jours. »  Lorsqu'on lui a demandé comment la menace s'était manifestée après son retour, il a répondu que le prévenu 1 lui avait dit que s'il ouvrait la bouche ou en parlait à quelqu'un, il lui ferait du mal et tuerait sa famille, et « Même quand je suis rentré chez moi, j'étais traumatisé, et après une telle situation, on n'est plus comme une personne normale, on ne pense pas comme une personne normale, il y a un danger pour sa vie et cela peut blesser ma famille.  Je n'aurais pas pu être dans des traumatismes et des peurs que tu ne peux décrire » (ibid., pp. 166-186).

Résumé des témoignages des prévenus devant le tribunal

Témoignage du prévenu 1

Le prévenu 1 a témoigné que peu avant l'incident, le défunt l'avait contacté et lui avait proposé de lui vendre de la drogue.  En conséquence, lui et le défendeur 2 se sont rendus au domicile du défunt pour essayer la drogue, et lors de la réunion, il a été convenu que les défendeurs achèteront 75 grammes au défunt pour la somme de 3 000 NIS à partager également entre eux.  Le jour de l'incident, le défunt a apporté la drogue au domicile de l'accusé 1 alors qu'il travaillait et l'a laissée là, et ils ont convenu que le soir venu, les prévenus le paieraient.  Selon lui, en réalité, ils n'avaient pas l'intention de payer la drogue, et avant cela, ils avaient même tenté de s'introduire chez le défunt pour voler la drogue, tenté d'entrer par la porte et les fenêtres, et comme ils n'y parvinrent pas, ils décidèrent de l'effrayer et de « lui donner une ou deux gifles... »  Je veux dire, c'est comme on appelle ça l'intimidation », afin d'échapper au paiement (pp. 328-332, 396).  Pour accomplir le plan, et ne voulant pas que les voisins entendent qu'ils le battaient, les accusés prévoyaient d'emmener le défunt dans un lieu sombre, isolé et menaçant ; Et lorsque le défunt arriva au domicile du prévenu 1, celui-ci lui dit que l'argent était dans la forêt et qu'il ne voulait pas finaliser la transaction dans la maison afin de ne pas être surpris par la police avec l'argent et la drogue en sa possession, ce que le défunt accepta (pp. 335-336, 383, 407).

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