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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 73

février 15, 2021
Impression

Lors de la confrontation, le prévenu 2 a témoigné qu'après qu'ils soient allés dans la forêt à l'endroit où le prévenu 1 aurait caché l'argent et soient arrivés sur les lieux de l'incident, le défunt a de nouveau demandé où était l'argent, puis « à ce moment-là, je me tourne vers [l'accusé 1] et je vois qu'il sort la chaussette de sa poche, apparemment il y avait une pierre dans la chaussette qu'il avait prise plus tôt et qu'il avait frappée deux ou trois fois à la tête, »  Le défunt, que sa mémoire soit bénie, tombe simplement au sol.  Il me crie « attrape-le » et je panique et j'ai peur, ce qu'il a fait, c'est que je l'ai juste attrapé, et il continue à le frapper à la tête et à le donner des coups de pied...  Je l'ai attrapé et il est tombé sur le ventre, et paniqué, je lui ai juste tenu les mains parce qu'il m'a dit de le prendre, de tenir bon (mot flou)...  J'étais tellement paniqué qu'il est juste tombé par terre, je suis presque sûr...  Il est juste tombé au sol après lui avoir donné les trois ou quatre (un mot flou). »  Lorsqu'on lui a demandé comment il savait qu'il y avait une pierre dans sa chaussette, il a répondu qu'il supposait qu'il y en avait une, car lorsque le prévenu 1 a tenu la chaussette, il a été tiré vers le bas et il y avait quelque chose à l'intérieur.  Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il devait tenir le défunt et s'il s'y était opposé, il a répondu : « Dès qu'il est tombé au sol, sous la pression, [le défendeur 1] m'a dit : 'Attrapez-le pour qu'il ne s'enfuie pas', je ne sais pas... » ; Il a ajouté plus tard qu'il avait attrapé le défunt par peur qu'il ne percute la voiture, prenne l'arme et ne le tue.  Selon lui, le prévenu 1 a continué à battre le défunt, l'a fouillé avec ses poches, a sorti les clés de la voiture et lui a dit d'ouvrir la voiture pour que le défunt puisse y être mis (P/8A, pp. 34-35).

Lorsqu'on lui a dit qu'il avait sauté une étape et qu'on lui a demandé s'il avait frappé le défunt en le tenant, le défendeur 2 a répondu que ce n'était pas au moment où il tenait le défunt, mais qu'à un stade ultérieur, le prévenu 1 lui a dit de le donner un coup de pied parce que « il m'a dit qu'il avait commencé à respirer, il m'a dit qu'il pensait être vivant et il m'a dit de commencer à le donner des coups de pied parce que j'avais peur,  Il m'a dit avant cela que je devais faire tout ce qu'il me demandait, ajoutant que « dès que [le défunt] tombait au sol...  Il me dit : 'À partir de maintenant, tout ce que je te dis de faire, tu le fais, si tu ne le fais pas, je te tue.' »  Selon lui, à part une ou deux fois où il a donné un coup de pied à la tête du défunt, sur ordre du prévenu 1, il n'a plus porté de coups au défunt.  En réponse aux questions des interrogateurs, il a répondu que lors de l'incident, il avait été blessé à la main et à la jambe, lorsque les coups à la main gauche ont été causés par le traînage du défunt, et que le coup à la jambe du coup de pied que le prévenu 1 lui a ordonné de lui donner un coup de pied à la tête ; Quand on lui a dit qu'il avait des bleus aux deux mains, il a répondu : « Pas de problème.  Au moment où il est tombé au sol, je l'ai simplement tiré et il y avait des pierres et toutes sortes de choses sur le sol, et c'est ce qui m'a causé des coupures aux mains. » Quand on lui a dit qu'il avait une autre blessure à l'arrière de la tête, il a répondu qu'il ne savait pas ce qui en était la cause.  À la question de savoir pourquoi il avait donné un coup de pied au défunt alors qu'il était déjà neutralisé et qu'ils avaient commencé à le traîner, il a répondu que le prévenu 1 lui avait demandé de le faire et qu'il avait peur de lui ; Lorsqu'on lui a demandé ce qu'il voulait accomplir en faisant cela et quel en était le résultat des coups de pied, il a répondu qu'après les coups de pied, le défunt était déjà mort, mais a immédiatement ajouté : « Avant même de le donner un coup de pied, je pense qu'il était mort » ; à la question de pourquoi il l'avait donné s'il était déjà mort, il a de nouveau répondu qu'il avait fait ce que le prévenu 1 lui avait dit et qu'il craignait de le tuer.  À ce moment-là, le défendeur 1 a fait remarquer que le défendeur 2 avait dit que le défunt respirait, ce à quoi il a répondu : « Vous avez dit qu'il respirait » ; et à la question de savoir comment il avait pu coucher avec lui s'il avait peur de lui, il a répondu qu'il avait peur de lui faire quelque chose, puisqu'il avait menacé sa vie et qu'il avait donc fait tout ce qu'il lui avait dit de faire (ibid., pp. 35-38, 45).

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