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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 66

février 15, 2021
Impression

Le prévenu 2 a confirmé ses déclarations lors d'interrogatoires précédents, selon lesquels une partie du plan du défendeur 1 était de frapper le défunt dans le dos, puis de le tuer et de l'enterrer, ajoutant : « Au début, quand nous étions dans la forêt, il a dit qu'il voulait le tuer puis l'enterrer.  Je lui ai dit : « Comment peux-tu l'enterrer, comment peux-tu creuser la fosse alors qu'il pleuvait à ce moment-là ? » ...  Et il voulait juste le brûler. »  Lorsqu'on lui a dit qu'il n'était pas surpris que le prévenu 1 ait frappé le défunt dans le dos, il a répondu qu'il ne savait pas qu'il voulait vraiment le tuer ; Il n'a donc pas expliqué pourquoi, à l'accusé, il n'a pas demandé au défendeur 1 pourquoi il prenait la chaussette ni pourquoi il lui avait demandé de lui changer de vêtements (ibid., aux pp. 61-62).  Lorsqu'on lui a dit que, même s'il connaissait les plans du défendeur 1, il était venu à la réunion pour être complice des actes, le défendeur 2 a affirmé avoir été menacé avant même l'incident, et qu'il n'en avait pas parlé auparavant parce qu'il avait peur et que son esprit ne fonctionnait pas correctement ; Il a insisté sur le fait qu'il ne savait pas que le prévenu 1 voulait tuer le défunt, et qu'il voulait seulement menacer le défunt de lui donner les drogues (ibid., aux pp. 64-66).

Lors de son dernier interrogatoire, le 13 mars 2018, à 13h17 (Message P/15, CD P/15B, transcription de P/15A), après avoir été écouté lors d'une conversation téléphonique (conversation 20-27-21 du 26 février 2018), le Prévenu 2 a reconnu qu'il parlait au Prévenu 1 et ils ont convenu de se parler et de se rencontrer.  Quand toute la conversation lui a été diffusée, il a dit : « Lors de cette conversation, j'ai  demandé [au défendeur 1] qui nous allions rencontrer, c'était dimanche si je me souviens bien...  J'ai demandé à [Prévenu 1] avec qui nous allions rencontrer, quel était son nom, car après tout [Prévenu 1] m'avait dit qu'il allait me présenter à un trafiquant de drogue, donc je voulais voir qui j'allais rencontrer, quel était son nom, je voulais vérifier, je n'avais jamais rencontré cette personne de ma vie...  Je voulais voir qui je voulais rencontrer, s'il était dangereux, si la personne était un trafiquant de drogue, alors je voulais voir s'il pouvait faire quelque chose pour nous » (il faut noter qu'en écoutant le CD, il a aussi dit : « Je voulais vérifier que je le connaissais » – p. 22, s. 56).  Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il s'intéressait à savoir si le défunt était seul en Israël, il a répondu : « Parce que, comme je vous l'ai dit, c'est une famille, comment savoir à quelle famille il appartient, il se peut qu'il appartienne à une famille de criminels, il pourrait être dangereux, j'ai tout vérifié parce que je ne voulais pas prendre de risques...  J'ai vérifié auprès de [Prévenu 1], je lui ai demandé s'il avait une famille, et [Défendeur 1] m'a dit qu'il n'en avait pas et qu'il n'était pas une personne dangereuse.  Parce que [le défendeur 1] connaissait le défunt bien avant que je ne le connaisse » (il convient de noter qu'en écoutant le CD, il a aussi dit : « La famille est quelque chose que je vérifie constamment dans cette affaire » – pp. 23, 24-25).  Lorsqu'on lui a dit que, lors de cette conversation, il avait dit au défendeur 1 qu'il posait la question parce qu'il voulait vérifier quelque chose et s'il avait vérifié, il a répondu qu'il n'avait vérifié qu'avec le défendeur 1 ; À la question de savoir pourquoi il n'a pas dit cela lors de la conversation, il a répondu que le défendeur 1 savait ce qu'il voulait dire et que cela était évident (P/15 S. 60-96).

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