Lorsqu'on lui a dit qu'il avait demandé si le défunt avait une famille pour pouvoir être assassiné sans que personne ne le cherche, le prévenu 2 a répondu : « Et si j'avais vraiment su que [le prévenu 1] avait l'intention de le tuer, je ne me serais pas approché de [l'accusé 1] et j'aurais coupé tout contact avec lui... Je n'appartiens pas à ce monde criminel, je suis une personne instruite... Je n'ai pas besoin de ces bêtises. » À la question de savoir comment cela s'inscrit dans le fait que dans la même conversation, il a dit à l'accusé 1 qu'il viendrait le voir dans les 40 minutes, après quoi il est arrivé et cette nuit-là ils ont tué le défunt, il a répondu : « [L'accusé 1] m'a dit cette nuit-là que nous allions le rencontrer et lui acheter la drogue et c'était tout, je ne savais pas qu'il voulait le tuer même au début, je vous ai dit qu'il voulait le tuer, je pensais qu'il plaisantait avec moi, je ne pensais vraiment pas que la situation allait tourner là, et si J'aurais su que la situation en serait arrivée à un tel point que je ne l'aurais pas contacté, que je serais juste fui cette personne et encore une fois, je ne suis pas hors de ce monde et je n'ai aucune raison de faire une telle chose... Si j'avais su que c'est ce qu'il prépare, je ne me serais pas approché de lui » (ibid. 97-112).
Plus tard, lorsqu'on lui a dit que les preuves montraient sans équivoque que lui et le prévenu 1 avaient planifié le meurtre ensemble et qu'il n'y avait aucune menace à son égard, le prévenu 2 a répondu qu'il n'aurait pas planifié une telle chose, qu'il était incapable de commettre un meurtre, et que s'il avait su que l'affaire prendrait fin, il n'aurait pas parlé au prévenu 1 (ibid., aux par. 137-140).
Concernant la manière dont le défunt a été agressé
Lors de l'interrogatoire par le commandant de l'Unité centrale de renseignement, le défendeur 2 a affirmé qu'ils étaient arrivés dans la voiture du défunt dans une zone arborée, une sorte de forêt, et que là son partenaire a surpris le défunt par derrière : « Il lui a porté un coup par derrière et l'a démantelé... Je ne sais pas avec une pierre avec une chaussette et quelque chose » ; à la question de savoir s'il lui avait donné un coup, il a répondu : « Combien de coups il lui a donnés, il a juste brisé. » À la question de savoir si le défunt était inconscient, il répondit : « Je pense qu'il était mort, je crois qu'il l'a démonté » ; et à la question de savoir s'il l'avait frappé avec une pierre ou une boîte, il répondit : « Il vient de la démonter, je ne voyais pas qu'il faisait sombre, il a pris quelque chose qu'il lui avait donné derrière sa tête » (p/11, p. 4, s. 20, p. 5, s. 33).