Le défendeur 2 a affirmé que le téléphone du défunt avait été utilisé pour chercher les clés du défendeur 1, puisqu'il n'avait pas pris de téléphone avec lui car il n'avait pas de batterie et l'avait laissé en charge au domicile du défendeur 1 ; Il a affirmé qu'il ne savait pas si le prévenu 1 avait un téléphone avec lui. Même lorsqu'on lui a dit que le matériel d'interrogatoire montrait que tous deux n'étaient pas venus sur les lieux avec un téléphone intentionnellement, le défendeur 2 a insisté sur la question (ibid., aux par. 167-189).
Il a également confirmé qu'ils avaient tenté de s'introduire chez le défunt pour lui voler la drogue, ajoutant que « [le prévenu 1] m'a dit que le matériel qu'il possédait provenait d'une personne qui devait des dettes et qu'il fallait lui retirer. » Selon lui, il n'était pas censé payer pour les drogues, mais le prévenu 1 devait lui apporter 1 à 2 grammes pour son usage personnel (ibid., aux paras. 61-79).
Lors d'une confrontation qui a eu lieu entre les prévenus le 7 mars 2018 à 11h16 (Rapport de conflit P/8, CD P/8B, transcription P/8A ; Il convient de noter que certaines des citations ci-dessous n'apparaissent pas dans la transcription, mais sont clairement entendues sur le disque documentant la confrontation – P/8B). Le défendeur 2 a affirmé que le défendeur 1 l'avait approché au travail et lui avait dit qu'il avait quelqu'un qui voulait « arrêter » la drogue et n'y parvenait pas, il a demandé les coûts et le défendeur 1 lui a répondu « ne vous inquiétez pas, je lui paierai tout, je vous en apporterai un échantillon et ensuite vous déciderez si vous voulez acheter ou non », et il accepta. Dimanche, son ami Matan Ohana l'a conduit dans la région pour acheter de la drogue, après lui avoir promis de lui donner une petite quantité de la drogue ; Lui et le prévenu 1 sont allés chez le défunt, et le prévenu 1 a dit au défunt : « Écoutez, voici ma personne, c'est quelqu'un qui veut acheter... J'ai l'argent, j'ai tout. » Le défendeur 1 ne voulait pas donner l'argent au défunt et lui a dit d'attendre jusqu'à demain, car il voulait cambrioler sa maison avant, après que le défunt soit parti travailler. En effet, ils sont retournés chez le défunt, quand il s'est tenu sur le côté à voir que personne n'est venu et a aussi essayé d'ouvrir la porte mais a échoué, ils sont passés par derrière, l'accusé 1 est monté sur le toit et a tenté de trouver une autre entrée sans succès, et à la fin il a dit que le lendemain ils rencontreraient le défunt et « nous verrons ce qui se passe ». Il est resté pour dormir avec le prévenu 1, et le lendemain, le prévenu 1 lui a dit qu'il avait parlé au défunt, qui a dit qu'il apporterait la drogue chez lui dans l'après-midi ; Plus tard, il lui a informé que le défunt lui avait apporté la drogue chez lui, lui a suggéré de venir dormir avec lui et que le soir ils rencontreraient le défunt pour lui apporter l'argent (P/8A, pp. 22-25). Aux questions des interrogateurs, le prévenu 2 a répondu que le prévenu 1 était censé payer la drogue et lui a dit qu'il avait de l'argent ; a affirmé qu'il n'aurait pas dû payer lui-même car il ne connaissait pas le défunt et voulait voir qui était la personne avant de le payer ; Mais lorsqu'on lui a demandé s'il avait l'intention de payer, il a répondu négativement, disant qu'il voulait voir le matériel, et « si j'avais vu que c'était vrai, je voulais acheter, mais je ne voulais pas acheter, [le défendeur 1] a dit qu'il payait tout. » Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il était venu à la réunion, il a répondu : « Je voulais voir s'il était possible d'acheter la drogue, si la personne était digne de confiance, si rien ne m'arriverait, je l'ai vu. Lundi, il m'a dit qu'il payait » ; et quand on lui a demandé s'il voulait la drogue, il a répondu : « Je voulais mais je ne voulais pas payer, [le prévenu 1] m'a dit qu'il achetait tout et qu'il m'apportait un peu... de sorte qu'après cela, si je veux acheter auprès de [défendeur 1], je me tournerai vers lui personnellement et j'achèterai auprès de lui » (ibid., aux pages 25-26). Plus tard, le défendeur 2 a également réitéré sa revendication selon laquelle il n'était pas censé payer pour les drogues, mais il n'a pas pu expliquer pourquoi, alors, le défendeur 1 aurait eu besoin de lui dans la transaction (ibid., aux pages 50-51).