« Prévenu 2 : Alors c'est ce qu'il m'a dit, très simple, il m'a dit que c'est comme ça qu'on rencontre la personne, que je viendrai le voir par derrière, je lui donnerai un petit coup, on le stupéfiera et l'enterrera.[Prévenu 1] Les plans, et c'est ce qui s'est passé quand nous sommes arrivés au point où il a dû brûler la voiture avec la personne.
Enquêteur Malichi : Je veux comprendre de ta part, tu me dis que ton plan était de l'enterrer vivant après l'avoir assommé, c'est ce que tu me dis ?
Défendeur 2 : Ne l'enterrez pas vivant [Prévenu 1] Il voulait l'achever et l'enterrer.
Enquêteur Malichi : Quel était le plan pour le finir avec quoi et comment ?
Défendeur 2 : Juste au moment où je vais l'accompagner et il sera à l'arrière pour lui donner le coup.
Enquêteur Malichi : Où as-tu eu la chaussette avec la pierre ?
Défendeur 2 : [Prévenu 1] Il prit une pierre d'elle et apporta une chaussette de la maison.
Enquêteur Malichi : Comment le sais-tu[Prévenu 1] A-t-il apporté une chaussette avec lui ?
Défendeur 2 : Il me l'a dit et j'ai vu, et il a dit qu'il allait lui lancer une pierre avec sa chaussette dans la tête.
Enquêteur Malichi : À quel moment [Prévenu 1] Il t'a dit ça ?
Défendeur 2 : Au moment exact où je suis rentré chez moi, entre onze et minuit, je ne me souviens plus de l'heure exacte. ».
Plus tard, lorsqu'il a affirmé que le Prévenu 1 l'avait menacé et qu'il avait agi par peur, et qu'on lui a dit qu'il avait affirmé que les menaces avaient été faites après l'incident, le Prévenu 2 a répondu : « Après coup, c'est vrai, car avant l'acte il m'a dit que je ne pouvais pas m'enfuir, il m'a expliqué qu'il l'avait déjà fait, que c'était très simple et que je ne pouvais pas y aller maintenant, je lui ai dit annulons, il m'a dit des absurdités, faisons-le. Je l'ai cru comme un idiot, comme un idiot... Il m'a dit qu'il devrait être tué, je lui ai dit qu'on ne devait penser à rien d'autre, il m'a dit qu'on en parle, qu'on vienne chez lui et qu'on en parle. Et avec toutes les manipulations mentales qu'il m'a creusées dans la tête et dérangées, je me suis lancée. J'y suis allé parce que j'avais peur, je t'avais dit que je le répéterais, et encore et encore il était un génie, il m'a juste embrouillé l'esprit, il a juste joué avec moi » (ibid., 229-236).