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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 51

février 15, 2021
Impression

Concernant les événements après l'incident

Lors de son quatrième interrogatoire, le prévenu 1 a affirmé qu'après qu'ils aient mis le feu à la voiture et rentrés chez eux, le prévenu 2 lui avait dit qu'ils devraient  jeter les vêtements « car ce ne sont que des traces », et qu'ils devaient cacher l'arme car il avait quelqu'un à qui la vendre et ils partageraient les bénéfices, mais il a ajouté : « Assurez-vous simplement de garder le silence, en ce qui vous concerne, ce n'était pas le cas »  (P/4, p. 8).  À la fin de l'interrogatoire, il a ajouté que le lendemain il s'était réveillé sans se souvenir de rien, mais soudain les événements de la nuit lui revenaient à l'esprit, et à un moment donné, lorsqu'il a demandé au prévenu 2 s'il se souvenait de ce qu'ils avaient fait la nuit dernière, le prévenu 2 a répondu : « Mon frère, nous n'avons rien fait, tu n'as pas besoin de savoir quoi que ce soit.  Si tu me le dis, je te tuerai et je ferai du mal à ta famille » (ibid., p. 11).

Le défendeur 1 a ajouté qu'après l'incident, ils avaient jeté le bidon, caché l'arme, jeté les vêtements qu'ils portaient, et apparemment aussi jeté des gaz lacrymogènes qu'ils avaient pris au défunt, et qu'ils avaient aussi jeté les clés de voiture qu'ils avaient prises au défunt ; Il a noté qu'il était prêt à montrer à la police où ils avaient jeté tous les objets et où ils avaient caché l'arme (ibid., pp. 8-10).

Dans la reconstitution (dossier 0005 B/5B), le prévenu 1 a conduit les policiers à l'endroit où il avait caché l'arme avec le prévenu 2 près de son domicile, en disant : « Après ...  Nous avons fait ce que nous avons fait avec les ennemis...  Nous sommes de retour ici...  On a changé de vêtements et tout...  Nous avons mis les vêtements dans le dossier de [Prévenu 2]...  Dans des sacs pour qu'on puisse le disperser...  Et puis nous avons pris l'arme », a-t-il dit, ajoutant qu'il avait été caché mardi vers 9 heures du matin.  Le défendeur 1 a pointé une corde à linge d'où il a pris une serviette avec laquelle il a enveloppé l'arme, et a conduit les agents au bord d'une aire de jeux, où il a dit que le défendeur 2 lui avait dit de cacher l'arme à un endroit précis, mais qu'il craignait qu'elle soit vue et l'a donc cachée « parmi les arbres » ; Il a montré une végétation dense derrière la clôture de l'aire de jeux, où l'arme a effectivement été prise enveloppée dans une serviette (P/5C, pp. 38-42).

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