Plus tard, le prévenu 2 est venu le voir, ils ont discuté et fumé, et le défunt a envoyé un message disant qu'il arriverait dans environ une demi-heure ; le défendeur 2 a suggéré qu'ils ne se retrouvent pas dans l'appartement mais dans un endroit neutre, et il lui a dit que ce n'était pas nécessaire, puisque le défunt ne prendrait que l'argent et partirait. Lorsque le défunt est arrivé, le prévenu 2 a de nouveau proposé de se rencontrer dans un endroit plus neutre et a dit « comme ça vous verrez aussi où vous me retrouverez que je voudrai m'organiser », ils ont demandé où il y avait un coin, et il a lui-même suggéré qu'ils aillent chez les ennemis, où le prévenu 2 pourrait aussi aller en bus. Ils voyageaient dans la voiture du défunt, avec le défunt au volant, et ils étaient assis à l'arrière (ibid. 33-39).
À la question de savoir s'il avait apporté une chaussette de la maison, dans laquelle il avait placé une pierre et qu'il utilisait pour frapper le défunt, l'accusé 1 répondit négativement ; et lorsqu'on lui dit que le matériel d'interrogatoire montrait qu'il avait frappé le défunt à la tête avec une chaussette contenant une pierre, il répondit : « Je ne l'ai frappé avec aucune chaussette, je me souviens l'avoir frappé avec mes mains et avec des pierres que j'avais dans les mains, mais au-delà de cela, je ne suis venu avec rien de la maison » (ibid., aux parax. 74-79). Lorsqu'on lui a demandé qui avait planifié le meurtre, il a répondu : « Ce n'est pas que nous nous soyons assis pour planifier, c'est juste que [le prévenu 2] lui a donné un coup, il est tombé, je crois que [le prévenu 2] ne voulait pas vraiment le tuer non plus, mais seulement le frapper deux fois et ça a continué ainsi. » À la question de savoir pourquoi, selon lui, le défendeur 2 avait dit qu'ils ne viendraient pas avec des téléphones, il a répondu : « Selon ce qu'il m'a dit, il ne voulait pas qu'il y ait des écoutes téléphoniques ou des écoutes clandestines » (ibid., aux par. 84-87).
Plus tard, le prévenu 1 a confirmé que les drogues qu'il avait remises étaient celles du défunt, et à la question de savoir s'ils l'avaient tué uniquement à cause de ces drogues, il a répondu par l'affirmative (ibid., aux paras. 93-96). Interrogé sur le fait que le prévenu 2 avait l'intention de payer le défunt pour les drogues, il a répondu : « Je pensais d'abord oui, mais maintenant je ne suis plus sûr... Parce qu'il voulait que je change de vêtements avant le meurtre, il m'a dit de changer juste pour quelque chose parce qu'on est assis comme ça, après ça, avant que [le défunt] arrive, il m'a dit de laisser les téléphones, je lui ai demandé pourquoi il avait dit écouter des écoutes, alors je lui ai dit de ne pas s'inquiéter, on allait le rencontrer de toute façon, tu lui donnes l'argent, et que la paix soit sur Israël, personne ne veut se voir. Il répéta simplement qu'ils pouvaient savoir où nous étions et ce que nous avions fait » (ibid. 97-103).