Les différentes déclarations du prévenu 1 concernant les différentes étapes de l'incident seront détaillées ci-dessous. Il convient de noter qu'il est évident, d'après l'ensemble des déclarations du défendeur 1, qu'il a tenté de glorifier la part du défendeur 2 dans l'incident, et qu'il a donné peu de détails sur la planification de l'événement, puisqu'ils l'ont présenté comme un événement dans lequel il s'est retrouvé et initié par le défendeur 2.
Concernant la planification et les événements qui ont précédé l'événement
Lors de son quatrième interrogatoire, le 28 février 2018, vers 23h15 (Disque P/4A, transcription P/4 ; il convient de noter que certaines citations ci-dessous n'apparaissent pas dans la transcription, mais sont bien entendues dans le disque de documentation de l'interrogatoire – P/4A), le Prévenu 1 a affirmé que lui et le Défendeur 2 voulaient « s'organiser » avec de la drogue, le défunt lui a dit qu'« il avait une direction », et il a dit cela au Prévenu 2 ; ils ont rencontré le défunt dimanche, Ils ont convenu d'acheter 75 grammes chez lui, ont fumé la drogue ensemble et ont convenu de se rencontrer lundi, et il a été convenu, selon le défendeur 2, que le défunt apporterait la drogue au domicile du prévenu 1, puisque ce dernier viendrait de toute façon le voir. Plus tard (lundi mardi), les prévenus se sont assis chez lui, ont bu et fumé d'une manière telle que « j'étais complètement défoncé », et vers 03h00 après le retour du défunt du travail, ils se sont retrouvés au domicile du défendeur 1 ; le défendeur 2 a demandé s'il existait un endroit isolé où la transaction pouvait être effectuée, il a lui-même proposé de sauter dans les bois, le défunt a accepté et ils sont partis. Selon lui, le prévenu 2 a demandé à plusieurs reprises au défunt de ne pas avoir d'arme car il avait peur, et le défunt a laissé l'arme dans une voiture garée près de l'endroit où la police l'a trouvé ; Ils se sont dirigés vers l'entrée d'Ivim pendant qu'ils parlaient, alors que l'argent était avec le prévenu 2 et qu'il ne comprenait pas pourquoi il faisait traîner le temps, quand soudain le prévenu 2 a attaqué le défunt (P/4, pp. 2-4).