Élément de préparation
Bien que l'élément de préparation soit l'un des éléments de la « première intention », qui incarne l'état d'esprit dans lequel le prévenu a été soumis, selon la jurisprudence, il s'agit d'un élément purement physique, dans le cadre duquel les préparatifs pratiques faits par le défendeur pour réaliser sa décision de tuer la victime sont examinés, y compris la préparation des moyens qu'il pourrait utiliser à cette fin. Cependant, « parfois l'acte de préparation et la décision concernant l'acte de tuer seront liés, et ensemble ils fusionneront avec l'acte de tuer lui-même, de sorte qu'il n'y aura pas de temps d'arrêt apparent entre l'un et l'autre... À la lumière de cela, il a été déterminé que l'élément de préparation pouvait être formé chez le défendeur avant l'acte d'homicide involontaire ; Adjacent à la loi ; et même au moment même de l'acte lui-même » (Criminal Appeal 3239/14 Hamaysa c. État d'Israël [publié à Nevo] (8 novembre 2016) ; Voir aussi Criminal Appeal 1310/12 Schwartzman c. État d'Israël [publié dans Nevo] (3 novembre 2014) ; et Y. Kedmi, De droit pénal, ibid., p. 1163).
Dans l'affaire Criminal Appeal 8328/17 Jaber c. l'État d'Israël [publié dans Nevo] (28 juillet 2019), il a été jugé concernant l'élément de préparation :
« Dans la jurisprudence, la position était exprimée selon laquelle son but était d'enseigner que la décision de tuer était prise par discernement et après réflexion, et non spontanément... À mon avis, le but fondamental de la préparation est de s'assurer que la main qui frappe n'est pas la main du hasard ou la main du hasard. Il convient de noter que, malgré sa position sous l'élément mental, il s'agit d'un élément physique clair, qui s'exprime dans des actions telles que la préparation de l'outil utilisé pour commettre le meurtre, ou l'utilisation de cet outil de manière à montrer que le prévenu a eu l'occasion de se rétracter et a choisi de ne pas le faire. La composante préparatoire ne nécessite pas qu'elle ait lieu un certain temps avant que l'acte de tuer ne soit commis, et elle peut être exprimée en conjonction avec l'acte, voire comme une partie intégrante de celui-ci. »