De plus, comme cela sera détaillé ci-dessous, la décision de tuer le défunt à cause de la drogue était dans le cœur des prévenus bien avant qu'ils n'atteignent la forêt ; Ainsi, l'allégation d'« ivresse » contraste fortement avec le comportement calculé des défendeurs après l'incident, tel que décrit ci-dessus, durant lequel ils ont réfléchi à chaque détail, du moment où ils sont allés dans une station-service jusqu'à la disparition de tous les objets qui les reliaient à l'incident. L'impression mentionnée ci-dessus, selon laquelle les défendeurs étaient très calculateurs et « concentrés » au moment de l'incident, est également cohérente avec l'impression qui découle de la reconstitution du prévenu 1, comment il se souvenait étonnamment de chaque détail de l'événement – chaque pierre, chaque discours et chaque pas qu'il a franchi le jour de l'incident ; Cette impression n'est absolument pas appropriée pour quelqu'un ayant été sous l'influence de drogues et d'alcool d'une manière qui altère sa conscience et son jugement.
La base de la décision de tuer
Cet élément est interprété en jurisprudence comme englobant à la fois l'anticipation par le défendeur de l'issue mortelle et son désir de la réalisation, c'est-à-dire l'existence d'une intention de causer la mort de la victime, ainsi qu'au niveau rationnel-intellectuel : anticipation de la possibilité que le résultat fatal se produise ; et au niveau émotionnel : le désir du prévenu que l'issue fatale soit accomplie (voir Y. Kedmi, On the Law in Criminal Justice, Partie Trois, Édition mise à jour, 2006, p. 1102).
La décision sur cette affaire a été résumée dans l'appel pénal 4523/14 Khalili c. État d'Israël [publié à Nevo] (20 janvier 2016) :
« Pour prouver la base de la décision de tuer, il faut démontrer que le prévenu avait l'intention de causer la mort de la victime à deux niveaux distincts. Le premier niveau est le niveau rationnel, et selon celui-ci, il faut démontrer que le défendeur avait prévu la possibilité que le résultat fatal se produise. Le second niveau concerne l'attitude émotionnelle du défendeur face au résultat, et dans le cadre duquel il faut examiner le désir du défendeur d'obtenir un résultat fatal...