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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 189

février 15, 2021
Impression

Comme le prévenu 1, le prévenu 2 n'a pas non plus expliqué dans son témoignage pourquoi il s'est mis dans des ennuis et a déclaré qu'il avait frappé et donné des coups de pied au défunt, s'il a affirmé que les interrogateurs lui avaient demandé d'incriminer le prévenu 1, et il a répété le même mantra : « J'ai inventé tout cela parce que j'étais sous pression et que les interrogateurs m'ont menacé et privé de mes droits.  Ils m'ont dit de tout lui balancer.  Ils étaient la voix et j'étais la bouche d'où sortait la voix », sans aborder la difficulté des mots.  Après plusieurs questions similaires, il a finalement répondu que le commandant  « m'a dit d'abattre [l'accusé 1] mais de dire que j'avais une implication partielle dans l'incident.  Et ensuite, il me relâchera chez moi », mais précisa que le commandant de l'Unité centrale de renseignement ne lui avait pas dit de dire qu'il lui avait donné des coups de pied ni de détails, mais avait plutôt ajouté des détails de son propre côté pour que l'histoire paraisse crédible (pp. 471-472).  Lors de son contre-interrogatoire, lorsqu'on lui a évoqué le fait qu'il avait dit à l'interrogateur que sa jambe avait enflé et la question de la raison de son enflement, il a d'abord répondu : « Oui.  Parce que, comme je l'ai dit, au début j'ai dit dans mes premiers témoignages que [le prévenu 1] avait dit de donner un coup de pied au défunt, alors je l'ai frappé.  »Lorsqu'on lui a demandé s'il l'avait donné un coup de pied, il a répondu : « J'ai inventé une histoire,  j'ai inventé que j'avais une sorte d'implication dans l'incident, et c'est ce que j'ai dit lors de mon premier témoignage.  Je dis maintenant qu'à cause du traînement de ce défunt, je me suis tordu la jambe.  Il a un peu enflé.  Il y avait des pierres tout au long.  J'ai dû marcher sur une pierre et ma jambe s'est tordue.  C'est pour ça que la jambe a enflé. »   Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il avait dit dans toutes ses déclarations que le gonflement de sa jambe était causé par les coups de pied, il a répondu que son avocat lui avait demandé de s'en tenir à la version qu'il avait donnée (p. 481).  De même, le défendeur 2 a eu du mal  à expliquer pourquoi il a déclaré dans ses déclarations qu'il tenait les mains du défunt pendant que le défendeur 1 le frappait.  Et à la question de savoir pourquoi il a continué à donner la version compromettante même après avoir réalisé qu'il n'était pas libéré, malgré les promesses supposées du commandant de l'Unité centrale de renseignement, il a répondu : « Parce qu'une fois de plus, je ne savais pas comment ce système fonctionnait.  Et j'ai écouté les conseils de mon avocat qui m'a dit de continuer.  J'ai dit, peut-être que dans un instant je serai libéré...  Il ne m'a pas dit qu'ils me laisseraient partir.  Mais j'ai écouté le commandant de l'Unité centrale de renseignement » (pp. 485-486).

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