Au-delà du fait que le point de départ est que le poids des témoignages des prévenus devant nous est très faible, du fait qu'il s'agit d'une version supprimée, et même que dans notre cas, en l'absence de réponse à l'acte d'accusation, la suppression même du témoignage jusqu'à la défense renforce également les preuves de l'accusation ; Ainsi, l'impression suscitée par les témoignages des prévenus au tribunal était peu fiable, comme cela sera détaillé ci-dessous, et cela pourrait également conduire au rejet de leur version supprimée et à l'adoption de celle qu'ils ont donnée à la police.
L'impression du témoignage de l'accusé 1
Le témoignage du prévenu 1 devant nous a laissé une impression peu fiable. Le défendeur 1 a répondu à de nombreuses questions de manière indirecte et sans importance, et a souvent répondu à des questions ou a fait référence à des preuves ; Une partie de son témoignage donnait l'impression d'être traitée et « jouée », alors qu'il était clair qu'il s'était préparé au témoignage, tout en construisant une version nouvelle et plus commode pour lui, avec une réponse préparée à l'avance à toutes les preuves présentées ; Cependant, plus les questions complexes sont posées par l'avocat de l'accusateur ou par le tribunal, plus il se retrouve mêlé à des contradictions et à de nombreux mensonges. Le prévenu 1 a même tenté de se présenter comme quelqu'un qui, dans le cadre de son repentir, voulait faire une « correction », se nettoyer et dire toute la vérité, et comme quelqu'un qui a été tourmenté par l'incident (voir pp. 334-335, 372, 422-423) ; Mais en même temps, il ne pouvait cacher la forte impression qui en découlait de son témoignage, celle d'un homme dépourvu de toute empathie, qui témoignait d'événements choquants (même selon la nouvelle version) de manière froide, mécanique et sans exprimer la moindre émotion.
Comme mentionné, dès les premiers interrogatoires du prévenu 1 à la police, il était évident qu'il était capable de mentir sans sourciller, de s'adapter aux questions qu'on lui posait, et de se présenter comme quelqu'un surpris par les questions des interrogateurs ; L'impression mentionnée plus haut est restée et a même été renforcée lorsqu'il a entendu son témoignage devant nous.