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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 169

février 15, 2021
Impression

Quelques minutes plus tard, à 17h27, on entend le prévenu 1 appeler le défendeur 2 et lui demander de lui parler « en bas » (d'après les conversations, ils sont tous deux au travail), informant sa petite amie que son ami viendra chez eux le soir, et qu'autour d'une heure il devra disparaître pendant une demi-heure environ ; et à 17h57, il dit au prévenu 2 qu'il a besoin de lui pour quelque chose de « bon et rentable » dans Sderot (Conversation 20, B/27, pp. 54-55).  À 18h09, le prévenu 1 a eu une conversation avec le défunt, lui a dit qu'il venait avec quelqu'un, et a exprimé son mécontentement que le défunt ne soit pas seul (conversation 18-02-33 à 07h02).  Comme indiqué, le même jour (25 février 2018), la première rencontre a eu lieu entre les prévenus et le défunt, au cours de laquelle ils ont vu et goûté les drogues, puis après que le défunt soit parti travailler, ils ont tenté de s'introduire chez lui pour voler la drogue, comme l'avait prévu le prévenu 1.

D'après les conversations téléphoniques du lendemain (26 février 2018), on peut apprendre que le défunt a apporté la drogue au domicile du prévenu 1 le matin, alors que c'est le prévenu 2 qui a informé la petite amie du défendeur 1 (et non, puisqu'il affirmait n'avoir appris cela que par le prévenu 1 – appelez le 10-43-15) ; et que le défunt a ensuite coordonné la rencontre avec les prévenus et a demandé à s'assurer que l'argent lui serait transféré (appels au 18-35-31,  21-44-49) - Une réunion qui s'est terminée par le décès du défunt.

Après la conversation entre les prévenus à 21h27 concernant le défunt et sa famille, d'où il est possible d'apprendre l'existence d'une planification préalable, plusieurs conversations téléphoniques ont eu lieu entre eux afin de déterminer quand le prévenu 2 devait arriver au domicile du prévenu 1 ; et à un moment donné, une conversation étrange a eu lieu entre eux, au cours de laquelle le prévenu 2 a demandé au prévenu 1 à propos des gants et on lui a répondu que « tout va bien » (conversation 22-36-06).  La dernière conversation entre le défendeur 1 et le défunt, le 27 février 2018 à 01h46, au cours de laquelle le défunt lui a informé qu'il avait terminé son travail et arriverait dans les 40 minutes, peut également indiquer l'existence d'une planification, au cours de laquelle le défendeur 1 demande à nouveau au défunt s'il est seul (Conversation 46-01-25).

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