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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 163

février 15, 2021
Impression

Dans le cadre des témoignages des prévenus devant nous, ils ont affirmé que cette conversation avait eu lieu dans le cadre de leur plan visant à menacer et intimider le défunt afin de lui prendre la drogue sans payer, afin de s'assurer que le défunt n'ait ni famille ni personne derrière lui pouvant se venger de son vol (Prévenu 1, pp. 336-337, 384, 410-411 ; Prévenu 2, pp. 461-463).  Dans ce contexte, il convient de noter que l'explication du prévenu 1 dans son témoignage est que « nous avions peur qu'il ait une famille, qu'à un certain moment s'il allait, disons, voir son frère pour lui dire d'écouter, ils me battaient, me volaient, ils m'emmenaient, il y aurait quelqu'un qui se tiendrait derrière lui et viendrait vers nous, afin que nous sachions que s'il avait une famille, nous ne quitterions pas la maison après l'avoir frappé et pris la drogue » (p. 336, paras. 11-14,  et également aux p. 410, paras. 16-22), il n'est pas du tout clair, puisque le défendeur 1 savait très bien que le défunt n'avait pas de famille en Israël, ce qui est clairement évident dans ses propos lors de la conversation ; Ainsi, c'est un autre mensonge que le prévenu 1 a livré dans son témoignage pour tenter de traiter les preuves contre lui.

De plus, et comme tous leurs témoignages devant nous, cette explication des prévenus constitue une version supprimée qui n'est apparue pour la première fois que lors de leur témoignage au tribunal ; et il est clair que si c'était la véritable explication, elle serait apparue à la première occasion.  Lorsque la conversation a été diffusée au Prévenu 1 lors de son dernier interrogatoire, il a fait semblant d'être surpris, s'est pris la tête dans les mains et a répété encore et encore : « Comment ai-je pu ne pas remarquer » et « Quel idiot je suis », affirmant qu'il pensait que le Prévenu 2 demandait simplement et voulait savoir s'il connaissait la famille grâce au trafic de drogue, ou pour éviter qu'il s'avère qu'il était un agent ou un informateur ; et qu'il ne pensait pas que le Prévenu 2 voulait savoir cela pour tuer le défunt (P/9 S. 163-191).  En d'autres termes, le Défendeur 1 pensait également que la simple interprétation de la conversation était l'existence d'un plan antérieur visant à assassiner le défunt, mais a affirmé qu'il ne s'agissait que d'un plan de la part du Défendeur 2, dont il n'avait pas connaissance.

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