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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 162

février 15, 2021
Impression

De tout ce qui précède découle qu'il est certain avec certitude que l'incident s'est produit d'une manière similaire à celle décrite par les accusés dans leurs déclarations, mais ensemble et à la suite d'une planification préalable, et non lorsque l'un d'eux menait et que l'autre était traîné ou que l'un menaçait et que l'autre avait peur, comme chacun d'eux tentait de le prétendre pour tenter de se dégager.

III.  Les preuves externes soutenant les déclarations des prévenus à la police

Au-delà des signes de vérité qui apparaissent dans les déclarations des prévenus à la police et les similitudes entre elles, comme mentionné plus haut, ils disposent de nombreuses corroborations issues des preuves externes.  Il est vrai qu'une part importante des preuves externes renforce le fait que l'incident a eu lieu, la responsabilité des prévenus dans la mort du défunt, et des éléments non contestés (comme la découverte du sang du défunt sur la roche, les vêtements des prévenus contenant du sang humain, la découverte du pistolet et de la cartouche du défunt, les caméras de sécurité des stations-service, etc.).  Cependant, certaines preuves externes renforcent ces questions en litige, à savoir l'existence d'une planification préalable et d'une intention préalable de tuer le défunt, ainsi que la manière dont les défendeurs l'ont attaquée.

La conversation entre les prévenus a eu lieu le 26 février 2018 à 21h27

La principale preuve concernant la planification préalable de l'événement provient de l'écoute des conversations téléphoniques enregistrées au téléphone du défendeur 1 (P/27A), en premier lieu la conversation qui a eu lieu entre les prévenus le 26 février 2018 à 21h27 (conversation 20-27-21, P/27, P/70).  Dans la conversation, on entend le Défendeur 2 demander le nom de famille du défunt parce qu'il « doit vérifier quelque chose », et après que le Prévenu 1 lui a donné son nom complet, le Défendeur 2 demande s'il n'a personne en Israël, « Famille...  Des oncles ? », et le prévenu 1 répond qu'il n'a pas de famille en Israël.  Cette conversation, qui a eu lieu peu avant l'arrivée du prévenu 2 au domicile du prévenu 1 en préparation de la rencontre avec le défunt, une rencontre au cours de laquelle le défunt a été retrouvé mort, renforce les déclarations du prévenu 2 lors de ses interrogatoires concernant l'existence d'un plan prémédité visant à assassiner le défunt et à dissimuler son corps afin de lui voler la drogue ; Cela affaiblit aussi la revendication du défendeur 2 selon laquelle il était passif et n'a été traîné que par rapport au défendeur 1.  Il convient de noter qu'une réflexion similaire des accusés, selon laquelle le défunt est une personne solitaire en Israël que personne ne cherchera à retrouver, émerge de leurs explications, également dans le cadre de leurs témoignages devant nous, selon laquelle ils ont décidé de mettre le feu au véhicule afin de faire disparaître le corps du défunt afin qu'il ne soit pas possible de l'identifier.

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