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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 157

février 15, 2021
Impression

En conclusion, l'évaluation des déclarations des défendeurs

De tout ce qui précède ressort, aucun des accusés n'a donné lors de ses interrogatoires à la police une version selon laquelle il s'agissait uniquement de vérité et incluait toute la vérité, et que dans chacun des accusés il y avait une tentative marquante de rejeter la majeure partie de la faute sur l'autre, ou de présenter l'incident comme un incident qui avait commencé de façon surprenante à ses yeux, à l'initiative de l'autre.

Cependant, on peut dire que la version du prévenu 1 à la police, notamment en ce qui concerne la manière dont l'incident s'est produit dès la rencontre avec le défunt, était cohérente, cohérente, détaillée et ancrée dans des preuves externes, et qu'elle comporte des signes de vérité.  Il est vrai qu'il est évident d'après les déclarations du défendeur 1 qu'il a tenté d'intensifier la part du défendeur 2, de réduire sa participation aux actes et de se présenter comme quelqu'un qui a été traîné après lui, et a donc donné peu de détails concernant la planification préalable de l'événement ; Cependant, il semble que la description des événements qu'il a donnée depuis son arrivée dans la forêt avec le défunt jusqu'après la fête soit généralement fiable (sauf pour la question des menaces du défendeur 2, qui est indiscutablement un mensonge).

En ce qui concerne la planification, il semble que le défendeur 1 ait tenté de minimiser le fait que les actes étaient précédés d'une planification préalable, puisqu'il a tenté de se présenter comme quelqu'un surpris par les actions du défendeur 2, et a tenté de dissimuler son initiative et sa domination dans l'événement.  Pour cette raison, le prévenu 1 aurait apparemment d'abord dissimulé la tentative d'effraction chez le défunt, et ce n'est qu'à la fin de la reconstitution, après que l'interrogateur lui ait fait croire que les documents d'enquête montraient qu'ils avaient tenté de voler la drogue au domicile du défunt, qu'il l'a confirmé (P/5A, pp. 15-16).  Il convient toutefois de noter que les déclarations du défendeur 1 indiquent également, dans une certaine mesure, l'existence d'une planification de l'événement (qu'il attribuait principalement au défendeur 2), comme en ressort la décision de réaliser la « transaction de drogue » dans un lieu isolé ; de la décision de laisser les téléphones à la maison ; De la décision de changer de vêtements pour des vêtements sombres avant l'événement ; et persuader le défunt de laisser l'arme dans la voiture.  Quoi qu'il en soit, au-delà de ces déclarations du prévenu 1, il existe des preuves supplémentaires attestant de l'existence d'une planification préalable, tant dans les déclarations du prévenu 2 que dans les preuves externes, comme sera détaillé ci-dessous.

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