Comme indiqué ci-dessus, et comme détaillé par l'avocat de la défenderesse 1 dans ses résumés (pp. 35-46), dans les différentes déclarations de la prévenue 2, de nombreuses contradictions ont été trouvées et de nombreux mensonges ont été découverts. Cependant, on trouve un dénominateur commun dans toutes les contradictions et mensonges dans ses déclarations, à savoir qu'il a travaillé de toutes ses forces pour rejeter toute la faute de l'incident sur le défendeur 1, tant pour la planification que pour l'exécution, dans une tentative de se dégager complètement de sa responsabilité ; Et chaque fois qu'il réalisait pendant les interrogatoires que ce qu'il donnait lui causait aussi des ennuis, il changeait d'avis et s'impliquait dans encore plus de mensonges. Ainsi, bien qu'il ait donné une version cohérente concernant l'existence d'une planification préalable (qu'il n'imputait qu'au défendeur 1), il se contredisait à chaque fois qu'il réalisait que sa connaissance de la planification le compliquait en tant que partenaire à part entière dans tout l'événement ; Ainsi, après avoir décrit les coups qu'il avait lui-même infligés au défunt, lorsqu'il comprit le sens de ses paroles, il tenta de réduire son rôle dans les passages à tabac, affirmant qu'au moment où il frappait le défunt, il était déjà mort, ou qu'il les justificait par la crainte du défunt ou du défendeur 1 ; En conséquence, sa version des menaces prétendument proférées par le prévenu 1 s'est même développée, et est passée de menaces après l'incident à des menaces pendant celui-ci. De plus, le défendeur 2 s'est retrouvé impliqué dans de nombreux mensonges lorsqu'il a tenté de se distancer de tout contact avec les objets pris au défunt, en particulier le pistolet (bien que ses empreintes digitales aient été retrouvées sur la cartouche), ou de toute implication dans le trafic de drogue.
De tout ce qui précède ressort que, même en ce qui concerne les déclarations du prévenu 2, il est possible de retrouver le cœur de la vérité et de la distiller à partir d'elles, notamment en ce qui concerne les détails de ses déclarations qui pourraient l'incriminer dans l'incident, des détails sur lesquels il n'y avait aucune raison pour qu'il ment lors des interrogatoires, et il n'a même pas donné d'explication raisonnable à leur sujet.