Défendeur 2 : Non.
Commandant de l'Unité de Renseignement : Super, tu en as deux, c'est tes choix, tu es pris dans cet événement, tu dis que tu n'as pas planifié, non, que tu n'étais pas prévu. (mot flou) Il t'a surpris, n'est-ce pas ?
Défendeur 2 : Oui
Commandant de l'Unité de Renseignement : Tu t'es retrouvé mêlé à cet incident ? C'est la personne qui t'a mis dans le pétrin, ou tu dénonces et tu es témoin contre cette affaire, tu dis la vérité et te sauves, ou tu es un meurtrier. Il n'y a rien, il n'y a pas de troisième chose, ceci ou cela. ».
En plus de tout ce qui précède, je suis d'avis que la nature et la gravité de l'illégalité dans notre affaire ne sont pas à un niveau supérieur pour les raisons suivantes : Premièrement, le fait que, dès le moment où le défendeur 2 a donné sa version, et malgré le fait qu'il n'ait pas été averti comme l'exige la loi, il lui a constamment été clairement indiqué que cette version le reliait à l'incident de meurtre, qu'une affaire serait ouverte contre lui pour suspicion de meurtre, et qu'un effort serait fait pour l'aider s'il disait la vérité, mais cela dépend du degré de son implication. Deuxièmement, il est clair, d'après la séquence des événements détaillée plus tôt, que le fait de ne pas avertir le Prévenu 2 au début de l'interrogatoire n'a pas été fait délibérément ni dans le but de porter atteinte à ses droits, et cela pourrait découler du manque de clarté entourant le début de l'interrogatoire, lorsqu'au départ il semblait que le Défendeur 2 souhaitait témoigner sur l'incident et qu'il n'y était pas lui-même impliqué, et même plus tard, lorsqu'il s'est lié au meurtre, il a insisté sur le fait qu'il n'y était pas un complice. Au contraire, il a été surpris par les actions du prévenu 1. Troisièmement, le lien de l'accusé 2 avec le meurtre n'a été établi qu'après qu'il ait donné sa version du crime lors de l'interrogatoire (P/11, pp. 3-9), et toute la conversation a tourné autour de ses tentatives d'obtenir des assurances des interrogateurs sur son avenir, et de la tentative du commandant de l'Unité de renseignement de le persuader de donner une version. Ainsi, en pratique, le stade à partir duquel une version a été prise du défendeur 2, alors qu'il était censé être clair pour les enquêteurs qu'ils devaient l'avertir, a été très court. et quatrièmement, le fait qu'immédiatement après la fin de l'interrogatoire, le prévenu 2 a été interrogé, au cours duquel il a été averti de soupçon de meurtre, a perdu tous ses droits et a de nouveau renoncé à son droit de consulter un avocat.