Défendeur 2 : Un dossier sera-t-il ouvert pour moi ?
Commandant de l'Unité de Renseignement : Évidemment, un dossier sera ouvert pour vous
Défendeur 2 : À propos d'un meurtre ?
Commandant de l'Unité de Renseignement : Il y a un sac
Défendeur 2 : À propos d'un meurtre de deuil ?
Commandant de l'Unité de Renseignement : L'affaire est un meurtre, tu es impliqué dans un meurtre et... Ta part, nous avançons et toucherons, nous atteindrons aussi ta part.
Défendeur 2 : Et comment cela va-t-il m'affecter au cours de ma vie ? Comment cela va-t-il m'aider à trouver un emploi ?
Commandant de l'Unité de Renseignement : C'est déjà assez compliqué pour l'instant, je pense, je ne pense pas qu'on ait besoin d'y penser maintenant.
Défendeur 2 : (Rires) Je pense à sept mille marches (mot flou)
Commandant de l'Unité de Renseignement : Écoute, tu dois penser à te sauver toi-même, tu n'as pas compris ?
Défendeur 2 : Que va-t-il se passer de mon engagement ?
Commandant de l'Unité de Renseignement : Fin de douze années d'études ?... Avez-vous un certificat de fin d'études secondaires ?... Donc tu n'es pas stupide... Donc tu comprends tout ce que je te dis... Sauve-toi, dis la vérité... » (ibid., pp. 15, s. 4 à p. 16, s. 32).
De tout ce qui précède découle que l'ampleur de l'effet du refus d'avertir le prévenu 2 au cours de l'interrogatoire, sur la version qu'il a donnée lors de l'interrogatoire, n'était pas grande.
D'après ce qui a été cité en détail ci-dessus, il ressort même que le commandant de l'Unité centrale de renseignement a été très prudent tout au long de ses déclarations au prévenu 2, et lui a clairement indiqué que ses propos impliquaient une implication dans le meurtre du défunt ; ce qui renforce la conclusion que le prévenu 2 savait qu'il était en fait interrogé sous suspicion de meurtre, et cela peut même être appris de ses propos qu'il « m'alimentait de films où j'ai réellement aidé une autre personne » à tuer une personne (ibid., p. 12, paras. 24-27). Le commandant de l'Unité centrale de renseignement a même pris la peine de préciser constamment que, pour cette raison, il ne pouvait pas promettre au prévenu 2 quelque chose qui ne relevait pas de son autorité, mais que s'il disait la vérité, il essaierait de l'aider à l'avenir. Ainsi, par exemple, il lui a dit :