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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 132

février 15, 2021
Impression

Défendeur 2 :             Un dossier sera-t-il ouvert pour moi ?

Commandant de l'Unité de Renseignement :         Évidemment, un dossier sera ouvert pour vous

Défendeur 2 :             À propos d'un meurtre ?

Commandant de l'Unité de Renseignement :         Il y a un sac

Défendeur 2 :             À propos d'un meurtre de deuil ?

Commandant de l'Unité de Renseignement :         L'affaire est un meurtre, tu es impliqué dans un meurtre et...  Ta part, nous avançons et toucherons, nous atteindrons aussi ta part.

Défendeur 2 :             Et comment cela va-t-il m'affecter au cours de ma vie ? Comment cela va-t-il m'aider à trouver un emploi ?

Commandant de l'Unité de Renseignement :         C'est déjà assez compliqué pour l'instant, je pense, je ne pense pas qu'on ait besoin d'y penser maintenant.

Défendeur 2 : (Rires) Je pense à sept mille marches (mot flou)

Commandant de l'Unité de Renseignement :         Écoute, tu dois penser à te sauver toi-même, tu n'as pas compris ?

Défendeur 2 :             Que va-t-il se passer de mon engagement ?

Commandant de l'Unité de Renseignement :         Fin de douze années d'études ?...  Avez-vous un certificat de fin d'études secondaires ?...  Donc tu n'es pas stupide...  Donc tu comprends tout ce que je te dis...  Sauve-toi, dis la vérité... » (ibid., pp. 15, s. 4 à p. 16, s. 32).

De tout ce qui précède découle que l'ampleur de l'effet du refus d'avertir le prévenu 2 au cours de l'interrogatoire, sur la version qu'il a donnée lors de l'interrogatoire, n'était pas grande.

D'après ce qui a été cité en détail ci-dessus, il ressort même que le commandant de l'Unité centrale de renseignement a été très prudent tout au long de ses déclarations au prévenu 2, et lui a clairement indiqué que ses propos impliquaient une implication dans le meurtre du défunt ; ce qui renforce la conclusion que le prévenu 2 savait qu'il était en fait interrogé sous suspicion de meurtre, et cela peut même être appris de ses propos qu'il « m'alimentait de films où j'ai réellement aidé une autre personne » à tuer une personne (ibid., p. 12, paras. 24-27).  Le commandant de l'Unité centrale de renseignement a même pris la peine de préciser constamment que, pour cette raison, il ne pouvait pas promettre au prévenu 2 quelque chose qui ne relevait pas de son autorité, mais que s'il disait la vérité, il essaierait de l'aider à l'avenir.  Ainsi, par exemple, il lui a dit :

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