Un examen de l'ensemble des circonstances de notre affaire montre que, même si, au moment de l'interrogatoire par le commandant de l'Unité centrale de renseignement et l'enquêteur Malichi, les droits du défendeur 2 ont été violés (du moins dès le moment où il s'est lié à l'incident), puisqu'il ne lui a pas été clairement indiqué qu'il était soupçonné de meurtre et que tout ce qu'il disait pouvait être retenu contre lui, et qu'il n'a pas été invoqué son droit de garder le silence ni son droit de consulter un avocat ; il n'y a aucune raison de disqualifier cette déclaration. Compte tenu des critères énoncés dans la décision Issacharov.
Il convient de rappeler qu'avant son interrogatoire, le prévenu 2 a passé plusieurs heures au poste de police, et quelques minutes plus tôt, son interrogatoire s'est terminé par un avertissement pour suspicion d'infractions liées à la drogue liées au défunt ; Il sait très bien qu'il est responsable de la mort du défunt, et que l'équipe d'enquête dispose de preuves supplémentaires pouvant le relier à cette affaire (c'est ainsi qu'il a pu comprendre d'après les questions qu'on lui a posées sur son départ de la maison avec l'accusé 1 et sur la tentative d'achat d'une lampe torche à la station-service de Paz, par la référence de l'enquêteur Benita sur les blessures sur son corps et ses propos selon lesquels il n'a pas dit toute la vérité, ainsi que par les déclarations de l'enquêteur Malichi selon lesquelles ils disposent de données le reliant au meurtre). Comme indiqué, le prévenu 2 comprenait même que le prévenu 1 avait fourni aux enquêteurs plus d'informations qu'ils ne l'avaient convenu à l'avance (concernant la transaction de drogue avec le défunt), et il semble qu'il ait entamé la conversation avec l'enquêteur Malichi puis avec le commandant de l'unité de renseignement, avec une affirmation incontestable que c'était faux, selon laquelle lui-même n'avait rien à voir avec le meurtre, il savait qui avait tué le défunt, mais craignait pour sa vie et demandait protection ; Cela après réflexion et réflexion sur la manière de se sortir du soupçon établi par l'unité d'enquête concernant son implication dans le meurtre. La tentative plutôt manipulatrice du prévenu 2 de se débarrasser des soupçons accumulés contre lui, et de recevoir des promesses et des concessions du commandant de l'Unité centrale de renseignement en échange de sa version des faits, est clairement illustrée par l'écoute du disque d'interrogatoire.