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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 123

février 15, 2021
Impression

De plus, le prévenu 2 a affirmé dans son témoignage que ce n'est qu'après l'entrée du commandant de l'unité que les interrogateurs ont commencé à lui dire que son partenaire s'était « ouvert à lui », qu'il aurait dit que le prévenu 1 avait tout fait, l'avait menacé, et qu'il n'avait pas d'autre choix que d'être traîné après lui, et a promis que s'il le faisait, il serait libéré chez lui.  Cet argument contredit complètement les témoignages des policiers qui, comme indiqué, m'ont marqué d'une manière crédible, et contredit même la documentation enregistrée de l'interrogatoire par le commandant de l'Unité centrale du renseignement.  Immédiatement au début de l'enregistrement, on entend l'enquêteur Malichi s'approcher du prévenu 2, le présentant au commandant de l'unité de renseignement et lui demandant de lui dire ce qu'il lui avait dit plus tôt lorsqu'il lui avait dit de dire la vérité, et le prévenu 2 a demandé au commandant de l'unité de renseignement s'il protégerait sa vie et celle de sa famille (p/11, p. 1, 14-20).  Il ressort clairement de ce qui précède que, comme Malichi, le commandant de l'Unité centrale de renseignement, et les autres témoins l'ont témoigné, Malichi a appelé le commandant de l'Unité de renseignement, et dès qu'ils sont entrés dans la pièce, l'enregistrement a été diffusé ; et qu'il n'y avait eu aucune conversation préalable entre le commandant de l'Unité centrale de renseignement et le défendeur 2 avant l'enregistrement.

De plus, en réponse aux questions du tribunal et du procureur, l'accusé 2 a eu du mal à expliquer dans son témoignage quels détails incorrects il avait donnés dans ses déclarations sous l'influence des interrogateurs dans ce « désengagement » ; cela s'ajoute aux déclarations générales selon lesquelles ils lui avaient dit de tout laisser tomber sur l'accusé 1 et de dire que l'accusé 1 l'avait menacé.  En fait, concernant tout ce que le défendeur 2 a dit dans ses déclarations et qu'il affirme désormais fausses, il a répondu dans son témoignage que les interrogateurs ne lui avaient pas dit de les dire, mais qu'il les avait lui-même inventées pour donner de la crédibilité à son récit.  C'est le cas concernant sa déclaration selon laquelle le défendeur 1 avait tout planifié et détaillé le plan (pp. 477-479) ; concernant sa déclaration selon laquelle il avait donné un coup de pied au défunt (p. 472) ; et concernant l'utilisation d'une chaussette pour frapper le défunt (p. 478).  Il convient également de noter dans ce contexte qu'au moment précédant l'interrogatoire du Prévenu 2 par le Commandant de l'Unité de renseignement (qui a commencé à 20h40), le Prévenu 1 n'avait pas encore avoué le meurtre et ne s'était pas lié à l'incident, mais avait seulement accepté de conduire les enquêteurs à la drogue ; Ainsi, les enquêteurs n'avaient aucune information sur la manière dont le meurtre avait été commis, et même s'ils l'avaient voulu, ils ne pouvaient pas dire au prévenu 2 quoi dire afin de « rejeter » le meurtre sur le prévenu 1.

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