Dans notre affaire, comme indiqué, je n'ai pas eu l'impression que l'interrogatoire du Prévenu 2, soupçonné d'infractions liées à la drogue, ait été effectué uniquement de mauvaise foi et dans le cadre d'un exercice d'enquête visant à lui refuser ses droits. De plus, le prévenu 2 n'a pas été interrogé lors de son premier interrogatoire sur le meurtre, et à ce stade, il n'a même pas fourni de détails compromettants sur le meurtre ; De plus, même lors de son témoignage au tribunal, il n'a pas affirmé que l'avertissement même d'une infraction moindre l'avait poussé à donner la première confession au commandant de l'Unité centrale de renseignement et à avouer les interrogatoires menés contre lui par la suite, ni que s'il avait su qu'il serait accusé d'une infraction plus grave, il aurait conservé son droit de garder le silence.
L'affirmation selon laquelle l'interrogatoire a « disparu » par l'interrogateur Malichi
Je n'ai trouvé aucun fondement dans l'argument de la défense selon lequel le retrait du prévenu 2 de l'interrogatoire avec l'enquêteur Benita et son transfert sous la supervision de l'enquêteur Malichi auraient été faits délibérément, afin de mener un interrogatoire « invisible » qui ne serait pas documenté, dans lequel le prévenu 2 avouerait le meurtre.
Le surintendant Michaeli, commandant de l'Unité centrale de renseignement, et les enquêteurs Benita et Malichi ont expliqué de manière crédible et plausible que l'enquêteur Benita était allé informer ses commandants de l'avancement de l'enquête et des soupçons qui avaient surgi en lui lors de l'interrogatoire du prévenu 2, et que l'enquêteur Malichi n'avait été sollicité que pour superviser le prévenu 2 jusqu'à sa conclusion. Comme le montre le témoignage de l'enquêteur Malichi (et du mémorandum, qui, comme mentionné, a été cité à plusieurs reprises), il n'avait pas l'intention d'interroger le défendeur 2, mais a plutôt répondu à la question du défendeur 2 sur ce qui allait lui arriver ; En pratique, le prévenu 2 ne lui a rien dit, si ce n'est qu'il savait qui avait tué le défunt, et qu'il dirait la vérité s'il recevait une défense. Dans cette situation, il n'y avait aucune obligation d'enregistrer la conversation ni d'avertir le prévenu 2 dans son cadre, l'équipe d'enquête ne pouvait pas s'attendre à ce que le prévenu 2 cherche à fournir à l'enquêteur Malichi des informations sur le meurtre, et il était donc suffisant que l'enquêteur Malichi enregistre la conversation dans un mémorandum peu après. Dans ce contexte, la décision a statué que « l'obligation de documenter l'enquête pénale... ne s'applique pas aux conversations dans le couloir qui ne font pas partie de l'enquête en cours. Il est inconcevable qu'un dispositif d'enregistrement accompagne l'interrogateur partout où il aille, seulement au cas où il croiserait l'interrogé dans le couloir et échangerait quelques mots avec lui » (Criminal Appeal 9808/06 Sanker c. État d' Israël [publié dans Nevo] (29 juillet 2010) (ci-après – l'affaire Sanker)).