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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 103

février 15, 2021
Impression

Lors de son contre-interrogatoire, le témoin a rejeté l'affirmation du surintendant Michaeli selon laquelle, à un certain moment, son ami Herzl Moyal s'était vu dire qu'ils devaient engager un avocat, et a affirmé que, bien qu'il n'ait pas été présent avec son ami lorsqu'il a parlé avec le surintendant Michaeli, il pensait que ce dernier lui aurait porté une telle recommandation à son attention (pp. 516-517).  Il convient de noter que malgré les différences de versions concernant les conversations entre le surintendant Michaeli et Herzl Moyal, ce dernier n'a pas été présenté comme témoin au nom de la défense.

Le prévenu 1 a affirmé qu'avant même de sortir avec les détectives Hamami et Buskila pour indiquer l'emplacement de la drogue, il avait déjà vu l'accusé 2 là « avec les larmes aux yeux et un sac noir dans le dos » et avait compris que quelque chose s'était passé ; et quand ils sont sortis, le détective Hamami « me dit que vous ne savez pas ce que votre partenaire a dit de vous, je pense autrement à votre place, tuer un être humain n'est pas facile,  Où sont les armes, toutes sortes de commentaires comme celui-ci sont lancés là, des intermèdes ont aussi été lancés, ce n'est pas une conversation continue et je comprends à ce moment-là qu'il y a eu quelque chose qui a été dit...  Il y a toutes sortes d'autres phrases qui me sont lancées quand il me dit : « Quoi, tu l'as frappé avec une pierre ? Et vous ne ressemblez pas à quelqu'un qui prépare un meurtre, et j'ai compris, plus ou moins, d'après ce qu'il m'a dit, ce qui s'est passé lors de l'interrogatoire avec [Prévenu 2] » (pp. 360, paras. 4-14).

Lorsqu'on lui a demandé ce qui s'était passé après pour l'avoir poussé à avouer en s'asseyant avec le détective Hamami dans le coin fumeur, le prévenu 1 a répondu que lui et le détective Hamami étaient sortis fumer pour une pause cigarette dans le coin fumeur, ont eu une petite conversation au cours de laquelle le détective lui a dit : « Écoute, tu as vraiment l'air d'un bon garçon et ce que dit ton partenaire, je ne pense pas que ce soit vrai...  Tu sais, il dit que tu as tout planifié à l'avance, il dit que tu es venu à l'avance avec une arme pour le tuer...  Il te rejette toute la faute et je me fiche de toi, mais tu as l'air d'un gamin qui va bien, si tu viens prouver qu'il ment et qu'il l'a fait, alors je te dis que tu rentreras chez toi sûrement, j'ai été policier depuis assez longtemps...  Vous pourrez sortir d'ici, car selon ce qu'il dit, vous ne sortirez pas d'ici » (p. 361, p. 24 à p. 362, s. 7).  Le prévenu 1 a confirmé qu'il avait pleuré pendant la conversation, mais a affirmé qu'il n'avait pas dit au détective Hamami qu'il voulait dire la vérité, mais plutôt « Je lui dis d'écouter, je ne sais pas pourquoi il a dit ça, ce n'est pas ce qui s'est passé et il m'a dit que ça ne servirait à rien si tu lui racontais ce qui s'est passé, que tu le sortes de là dans un mauvais sens et que tu pourrais rentrer chez toi.  Vous nous avez aidés à apporter la drogue, vous nous avez aidés à apporter l'arme » (p. 362, 15-17).

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