Témoignages des défendeurs et du comité de la défense à ce sujet
Le prévenu 2 a déclaré dans son témoignage qu'à la suite de l'incident, il avait été interrogé par la police pour la première fois de sa vie. Un représentant de l'unité de police est arrivé chez lui et a informé ses parents qu'il était convoqué pour être interrogé, ils sont arrivés à son lieu de travail et l'ont conduit au poste de police, où il a d'abord été interrogé sous suspicion de trafic de drogue. Selon lui, l'interrogateur « me demande d'abord si je veux consulter un avocat. C'est la première fois que j'entends parler de ce qu'est un avocat. Je lui demande ce qu'est un avocat, pourquoi ai-je besoin d'un avocat ? Je lui demande : « Ai-je besoin d'un avocat ? » Il me dit : « C'est une chose très marginale, tu n'as pas besoin d'avocat, si tu veux, oui ou non ? » ... Au-delà de ça, il ne m'a pas expliqué, il ne m'a pas expliqué pourquoi j'avais besoin d'un avocat... »(p. 465, paras. 5-13). À la question du tribunal, le défendeur 2 a répondu qu'il savait grâce aux films ce qu'était un avocat, mais qu'il n'avait jamais rencontré une situation où il devait connaître son métier et qu'il ne comprenait pas pourquoi il avait besoin d'un avocat (également à la p. 506).
Selon lui, après l'interrogatoire, l'interrogateur lui a dit d'attendre dehors et l'a fait asseoir dans le couloir, puis un autre interrogateur « est venu me voir et m'a dit : 'Vous avez des ennuis, venez m'accompagner dans la chambre.' » Et dans la pièce, en présence de deux autres interrogateurs, l'interrogateur lui a dit que le prévenu 1 s'était « ouvert à lui » et qu'ils savaient qu'il s'agissait d'un meurtre, qu'il allait en prison à perpétuité, ont commencé à lui lancer des menaces et l'ont privé de ses droits. Après quelques minutes, le commandant du Bureau central d'enquête entra, et « bien avant qu'il ne m'explique mes droits... De quoi m'interroge-t-on... Le commandant de l'Unité centrale de renseignement me dit : « Nous savons tout. Disons que ton partenaire a tout fait et qu'il t'a entraîné dans la même situation et que tu n'as pas eu d'autre choix que de te retrouver dans la même situation'... Il m'a promis que si je disais ce que [le défendeur 1] a dit, il me ramènerait chez moi. Et je l'ai écouté » (p. 466).