Caselaws

Appel civil 4584/10 État d’Israël c. Regev - part 53

décembre 4, 2012
Impression

Cependant, même cette affirmation d'alibi pose des difficultés.  Premièrement, les détails des appels téléphoniques éclairs dans l'appartement du défendeur indiquent qu'un appel a été passé de son appartement à la maison de son ami à 21h34.  Si l'intimé avait quitté la maison du campeur entre 21h15 et 21h30, puis s'était rendu au domicile du pensionnaire pour payer le loyer, il n'aurait pas pu rentrer avant 21h34.  De plus, d'après les détails des appels téléphoniques que le défendeur a affirmés avoir eus, il semble que la conversation téléphonique entre lui et le propriétaire de la pension le jour de l'incident, au cours de laquelle il a appelé pour savoir si ce dernier était chez lui, a eu lieu à 20h21, apparemment alors qu'il était encore chez le campeur.  De plus, dans le dossier de preuves au tribunal de première instance, il y a une confirmation bancaire, selon laquelle, le jour concerné à 20h34, un retrait d'argent a été effectué au distributeur automatique depuis le compte du père du défendeur – un retrait que le défendeur a affirmé avoir effectué.  Dans le contexte de ce qui précède, il n'est donc pas surprenant que sa version La finale L'accusé – tel que l'a affirmé le tribunal de première instance – était qu'il était resté chez le campeur jusqu'à la date de la conversation (environ), et selon ses mots dans son témoignage devant le tribunal de première instance « jusqu'à environ 20h00 » (transcription, p. 82), et seulement à 21h30.  Inutile de dire que cette version est très proche du premier argument d'alibi avancé par le défendeur, auquel il a également adhéré dans la réponse à l'acte d'accusation, selon lequel il est resté chez le campeur jusqu'à 19h30.

En résumé, au fil du temps, la revendication d'alibi du défendeur a connu quelques bouleversements.  Au départ, il affirmait être resté chez le campeur jusqu'à 19h30, selon un rapport qu'il avait rempli pour Perach.  Par la suite, il a été rappelé que, contrairement à ce qui était indiqué dans le rapport, la réunion double qui a eu lieu au domicile du campeur a eu lieu entre 17h30 et 21h30, et qu'à la fin de celle-ci il s'est rendu chez le propriétaire de la pension pour payer le loyer de son père.  Comme indiqué, sa version finale est que la double réunion chez le campeur s'est terminée vers 20h00, après quoi il a appelé le propriétaire de la pension et est allé le payer pour payer le loyer.  Selon la dernière version, non seulement la réunion double chez le campeur n'a pas eu lieu pendant les heures rapportées par le défendeur dans le rapport Perach, mais elle n'a même pas duré quatre heures, mais seulement environ deux heures et demie.  Après tout, l'appel au domicile du campeur est parti de l'appartement du défendeur à 17h23, et on peut supposer que même si le répondant est parti immédiatement après la conversation, il l'a rejoint environ 15 minutes plus tard, c'est-à-dire vers 17h40.

Previous part1...5253
54...107Next part