Le 26 février 2018, à 18h35, le défunt a appelé le prévenu 1 (appel 18-35-31 ; conversation 21, p. 56), l'informant qu'il était parti travailler et demandant si l'argent serait disponible aujourd'hui, le prévenu 1 lui a dit de ne pas s'inquiéter, et le défunt lui a dit qu'il avait déjà été retardé par l'argent et avait des problèmes. Le défunt dit au prévenu 1 qu'à 2h00 du matin il terminera son travail et qu'à 3h sera à Sderot ; Le prévenu 1 dit qu'il viendra le voir plus tard pour le prendre, et le défunt dit qu'à son arrivée, il « frappera » à sa porte.
Le 26 février 2018, à 21h27, le prévenu 1 a appelé le défendeur 2 (conversation 20-27-21 ; conversation 31 à la p. 72 ; et P/70). En raison de l'importance de la conversation, elle sera citée ci-dessous en intégralité :
« Prévenu 2 : Jojo
Prévenu 1 : Oh mon frère ?
Prévenu 2 : Dites-moi, que dites-vous, quel est son nom en Israël ? Juste un nom de famille.
Prévenu 1 : Pourquoi ?
Prévenu 2 : Dis-moi, quoi, je dois vérifier quelque chose
Prévenu 1 : Shimonov
Prévenu 2 : Vérifiez si vous êtes sûr
Défendeur 1 : Oui
Prévenu 2 : Vérifiez-moi à 100 %
Prévenu 1 : Vérifiez mon frère, voici Ephraim Shimonov. Pourquoi ?
Prévenu 2 : Il n'a personne en Israël ?
Défendeur 1 : Pourquoi
Prévenu 2 : Il n'a personne en Israël ?
Prévenu 1 : Il n'a pas de frère, il n'en a pas, cet homme est mon frère, pas d'Israël
Prévenu 2 : Il n'a pas de famille ici, oncles ?
Prévenu 1 : Rien, pas de famille, mon frère
Prévenu 2 : Allez, frère, je m'organise pour une demi-heure quarante minutes, je sors pour toi... »
À 21h44, le défunt appelle le prévenu 1 (appel 21-44-49 ; conversation 32, p. 27, p. 73 – il convient de noter que dans cette transcription, il y avait aussi une erreur dans l'identification des intervenants), l'informant qu'il terminera son travail en deux heures et demie à trois heures, et demandant à être disponible.
À 22h35, le prévenu 1 appelle le défendeur 2 (conversation 22-36-06 ; conversation 33, p. 27, pp. 73-74) et lui demande où il se trouve, le prévenu 2 l'informe que dans quelques minutes il arrivera à une gare centrale et de là prendra un train pour le rejoindre, puis dit : « Écoutez, question » ; Le prévenu 1 dit « Eh bien, pas trop, frère » et en arrière-plan, on entend la voix d'une fille (apparemment la voisine Vera-G.S.) dire « Oui, Il y a des filles ici » ; Le prévenu 2 rit et demande : « Des gants ? »Le défendeur 1 répond « Tout va bien », le défendeur 2 demande « D'accord, caoutchouc ? » Et le défendeur 2 répond « tout ». À 23h23, le prévenu 1 appelle le défendeur 2 (appel 23-23-59 ; conversation 35, p. 76), qui l'informe que le train a un retard de 20 minutes, et dit au défendeur 1 d'arriver à la gare centrale à 00h30. Plus tard, à partir de 23h52, les prévenus correspondent au téléphone, le prévenu 2 écrit au prévenu 1 qu'il n'arrive pas à la fin, mais écrit ensuite qu'il rit et qu'il est à Ofakim, et à 00h02 demande au prévenu 1 de s'organiser et de partir pour le commissariat (p/28). À 00h20, le prévenu 1 appelle le défendeur 2 (appel le 20-00-12), le prévenu 2 l'informe qu'il est arrivé à Sderot et qu'il est au commissariat, et le prévenu 1 lui ordonne de se rendre à lui.