De plus, puisque selon leurs déclarations à la police, les prévenus ne savaient pas si le défunt était décédé à la suite des coups ou s'il était vivant au moment de l'incendie criminel (et étaient en fait indifférents à cette question), il est également possible de les voir se rendre à la station-service pour acquérir du carburant et un briquet afin de les incendier à l'intérieur du véhicule, dans le cadre des actes préparatoires, puisque l'élément de préparation n'a pas besoin d'exister avant l'acte de meurtre et peut exister même au moment même de l'acte et en tant que partie intégrante de celui-ci.
L'absence de Kantor
Le troisième élément de l'absence de Kantor visait également à garantir que la décision de tuer soit prise par voie discrétionnaire, et non dans le contexte d'une perte de contrôle et d'une tempête de la part du prévenu, à la suite de la provocation de la victime ; Et selon la formulation de la loi, « de sang-froid, sans la provocation fréquente de l'acte. »
Selon la jurisprudence, cet élément implique deux tests cumulatifs : l'un est un test subjectif – savoir si le défendeur a effectivement été influencé par le chantre jusqu'à ce qu'il perde le contrôle de soi et commette l'acte mortel sans en avoir prévu les conséquences ; Dans ce contexte, divers tests ont été mis en place afin d'examiner si la provocation atteint le niveau d'un teaser (l'intensité de la provocation, la proximité du temps entre celle-ci et l'acte de tuer, etc.). Le second est un critère objectif – savoir si une personne raisonnable dans la situation de l'accusé aurait perdu le contrôle et agi de manière mortelle comme l'aurait fait le prévenu s'il avait été soumis à une provocation similaire (voir, par exemple, Criminal Appeal 2589/15 Winokursky c. État d'Israël [publié dans Nevo] (29 octobre 2018), Criminal Appeal 1426/12 Muzaffar c. État d'Israël [publié dans Nevo] (16 janvier 2014), Appel pénal 4519/11 Shikharzayev c. État d'Israël [publié à Nevo] (4 mai 2015)).
Dans notre cas, les prévenus n'ont allégué aucune indulgence ou provocation de la part du défunt, et même dans leur nouvelle version devant le tribunal, ils ont affirmé avoir battu le défunt par surprise, alors qu'ils allaient parler d'un trafic de drogue qu'ils prétendaient gérer, tout cela pour satisfaire leur désir de ne pas le payer pour la drogue. Par conséquent, l'absence de Kantor existe aussi dans leur cas.