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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 160

février 15, 2021
Impression

D'autre part, le déni du Défendeur 1 dans ses déclarations à la police concernant l'acquisition d'une chaussette est cohérent avec la ligne générale de son témoignage – c'est-à-dire le déni de tout détail pouvant le relier à la planification préalable de l'événement, et sa version selon laquelle il aurait été impliqué dans un événement apparemment planifié par le Défendeur 2.  Dans ce contexte, il convient de noter que les réactions du défendeur 1 lors de ses interrogatoires concernant la chaussette étaient étranges et ne transmettaient pas beaucoup de crédibilité.  Ainsi, en regardant la vidéo de reconstitution, on a demandé pour la première fois au prévenu 1 s'il avait apporté une chaussette de chez lui, mais il n'a pas semblé surpris par cette question étrange et apparemment innocente et a semblé comprendre où cela menait, puisqu'il a immédiatement essayé de rejeter la « faute » sur les épaules du défendeur 2, affirmant qu'il avait peut-être pris une chaussette chez lui, et qu'il n'avait pas donné suivi à ses actes car « je ne pensais pas qu'il prévoyait de faire quelque chose dont je devrais me souvenir » ; et après quelques minutes à regarder la reconstitution,  Il a soudain dit qu'il ne se souvenait pas comment le prévenu 2 avait battu le défunt (P/7B, désigné à partir de 18h55).  De plus, une chaussette blanche a également été trouvée dans le sac de vêtements saisi dans les ordures jetées par les prévenus, et la réponse du défendeur 1 à cette reconstitution a été qu'il ne savait pas à qui appartenait cette chaussette car il portait des chaussettes noires (P/5A, p. 10, art. 3) ; Et lors de l'interrogatoire qui a suivi la reconstruction, il a développé cette version et a dit : « Et si je ne me trompe pas, il y avait l'une de ses [de l'accusé 2] chaussettes là.  Il se pourrait que ce soit ma chaussette de chez moi parce qu'il a changé mes vêtements » (P/7 aux pages 132-144).

Quant au reste de la version du défendeur 2 concernant l'existence d'une planification préalable méticuleuse par le défendeur 1, on peut dire qu'il s'agit d'une version qui reflète la vérité, malgré le déni catégorique du défendeur 1, puisqu'elle a été trouvée avec des renforcements et des signes de vérité.

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