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Affaire de crimes graves (Beer Sheva) 63357-03-18 État d’Israël – F.M.D. contre Assaf Masoud Suissa - part 153

février 15, 2021
Impression

Quant à la version donnée par l'accusé 2 lors de l'interrogatoire, il a principalement incriminé l'accusé 1 et a tenté de réduire sa part au minimum, apparemment dans le cadre de sa tentative d'obtenir sa libération et de clore l'affaire contre lui.  Dès le début de l'interrogatoire, lorsqu'il négocia avec les interrogateurs et demanda ce qu'ils lui donneraient s'il disait ce qu'il savait, il mentit sur son rôle dans l'incident en répondant au commandant de l'Unité centrale de renseignement : « Je n'ai rien fait, je ne suis prêt à rien vous promettre, je n'ai rien fait, je n'ai rien à voir avec cela » (ibid., aux pages 1, paragraphes 4-5, ainsi qu'aux pages 2, paragraphes 39 à p. 3, s. 2).  Par la suite, l'accusé 2 a continué à mentir, y compris des mensonges flagrants, comme sa déclaration selon laquelle il ne savait pas où le prévenu 1 avait caché l'arme (ibid., p. 6, paras. 8-14, et voir aussi comment il a juré au commandant de l'unité de district qu'il ne savait pas où se trouvait l'arme lors de l'interrogatoire après l'interrogatoire, P/12A, p. 2) ; Cela malgré le fait que, lors de la reconstruction, quelques jours plus tard, il ait confirmé qu'il était avec le défendeur 1 lorsqu'ils ont caché l'arme, et qu'il savait où et de quelle manière elle était emballée et cachée.

De plus, et en plus du fait qu'il a menti en disant que le Prévenu 1 l'avait menacé (un mensonge qu'il confirme maintenant dans son témoignage, qui découle aussi de la manière détendue et amicale dont les défendeurs ont parlé au téléphone avant la partie), il a tenté à un certain moment de prétendre que ce n'était pas le Défendeur 1 qui l'avait menacé, mais d'autres personnes, puisque « Je dis la vérité, il y a des gens au-dessus de lui, je ne sais pas qui sont ces personnes » ; mais après plusieurs questions sur la question, il a acquiescé et confirmé que seul le Défendeur 1 l'avait menacé (P/11, p. 11, art. 23 à p. 12 S. 13).  Dans ce contexte, il convient de noter que dans ses déclarations suivantes, alors qu'il s'est de plus en plus embarrassé dans ses réponses, le défendeur 2 a affirmé que non seulement le prévenu 1 l'avait menacé après l'incident, mais qu'il l'avait aussi menacé pendant l'incident et qu'il avait agi sous l'influence de ses menaces et de la peur de l'accusé et de l'arme qu'il tenait après l'incident.  Ainsi, lors de l'interrogatoire suivant celui avec le commandant de l'Unité de renseignement (P/12), il est possible de voir comment sa version est construite selon laquelle il avait non seulement peur du défunt mais aussi du prévenu 1 (ibid., aux paras. 203-214, 224-236, 257-263) ; Et dans la reconstitution, il avait déjà ajouté à cela une inquiétude concernant le pistolet du défunt, qu'il affirmait être détenu uniquement par le prévenu 1 (P/13, pp. 17-18).

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