De ce qui précède ressort qu'au début de l'interrogatoire, le prévenu 2 a présenté au commandant de l'Unité centrale de renseignement et enquêteur Malichi une déclaration affirmant qu'il n'était pas lié au meurtre et qu'il avait même peur de témoigner de peur d'être blessé. Par conséquent, et bien qu'il ait pu y avoir un moment, ne serait-ce que par précaution, pour avertir le Prévenu 2 dès le tout début de l'interrogatoire qu'il avait une quelconque implication dans le meurtre, d'insister sur son droit de garder le silence et de lui expliquer que tout ce qu'il disait risquait d'être utilisé contre lui (car même à ce stade, le commandant de l'Unité de renseignement lui disait que s'il ne leur disait pas ce qu'il savait, il risquait de « manger » une affaire de meurtre) ; Il est également possible à ce stade d'accepter l'explication selon laquelle le prévenu 2 n'a pas été averti car il n'était pas encore suspect dans le meurtre.
En même temps, immédiatement après la phase de « négociation », lorsque le prévenu 2 a commencé à raconter l'incident, et on voit que, bien qu'il ait rejeté la faute sur le prévenu 1, il s'est lié d'une certaine manière au meurtre, tant par sa conscience de la planification du prévenu 1 que par son implication dans le remorquage du défunt dans la voiture (ibid., aux pages 3-5) ; Les enquêteurs auraient dû arrêter l'interrogatoire et avertir le prévenu 2 sous suspicion de meurtre, Malheureusement, cela n'a pas été fait, et aucune explication raisonnable n'a été donnée. De plus, même après ces propos, les enquêteurs ont continué à interroger le Défendeur 2, le Commandant de l'Unité de renseignement a continué à essayer de le persuader de donner une version, et malgré la version vague du Prévenu 2 à ce stade, dans laquelle il tentait de se distancier de sa responsabilité dans le meurtre du défunt (ibid., aux pages 6-12), le Commandant de l'Unité de Renseignement lui-même lui a dit que « selon ce que vous me dites... Vous étiez un partenaire à part entière » (pp. 11, paras. 19-20, et des choses similaires ont été dites plus tard). Néanmoins, comme mentionné, à aucun moment de l'interrogatoire le commandant de l'unité de renseignement et l'enquêteur Malichi n'ont averti le prévenu 2 ni l'ont informé de ses droits.