Lors de son contre-interrogatoire, le détective Hamami a précisé que ce jour-là, il était chargé d'aider à l'enquête sur l'affaire du meurtre, et que lorsqu'on lui a demandé de protéger le prévenu 1, il savait déjà qu'il était soupçonné de meurtre, mais il ne se souvenait pas qui lui avait dit cela. Il a également déclaré qu'avant cela, lorsqu'il était sorti avec le prévenu 1 pour apporter la drogue, il avait fait ce qu'on lui avait demandé et ne savait pas quel lien la drogue avait avec l'interrogatoire ; Il a ajouté que « la vérité, c'est que cela ne m'intéressait pas tant que ça, meurtre, drogue, je me contente de le garder » (pp. 262-266). Selon lui, il sait qu'il n'est pas enquêteur, que la conversation entre lui et le prévenu 1 n'était que de la banalité et n'a pas débordé sur le sujet de l'enquête ni les soupçons à son encontre ; Environ une demi-heure plus tard, le prévenu 1, les larmes aux yeux, lui a dit d'appeler l'officier d'enquête car il voulait dire la vérité ; Et lorsqu'il en informa le surintendant Michaeli, il lui ordonna d'attendre l'interrogateur auprès de Zami et de ne pas parler au prévenu 1 (pp. 266-268). En réponse à la question de l'avocat de la défense, il a confirmé qu'il avait peut-être parlé deux fois au surintendant Michaeli en attendant l'arrivée de l'interrogateur (pp. 276-277).
En réponse aux questions de l'avocat du Prévenu 1, le détective Hamami a nié l'affirmation selon laquelle il aurait informé le Prévenu 1 des déclarations du Prévenu 2 lors de l'interrogatoire, ou qu'il lui aurait dit de se sauver et qu'il devait lui dire que le Prévenu 2 avait commis les actes ; Il a insisté non seulement sur le fait qu'il n'avait pas parlé au Prévenu 1 en lien avec l'interrogatoire ou en lien avec le Prévenu 2, mais qu'il ne savait pas du tout ce que le Défendeur 2 avait dit lors de l'interrogatoire (pp. 271, 273-274).
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il avait écrit le mémo seulement quelques jours plus tard, il a répondu qu'il l'avait écrit lorsqu'on lui avait demandé de le faire, qu'il était détective et non enquêteur, et qu'il n'y accordait pas d'importance. et expliqua qu'il n'avait aucune idée de ce qui se passait dans le dossier d'enquête (p. 269). Lorsqu'on lui a demandé comment le demandeur ayant procédé à l'arrestation savait, lors de l'audience de détention du 1er mars 2018, qu'il avait emmené le prévenu 1 fumer (N/2), si son rapport n'avait été rédigé que le 5 mars 2018, il a répondu qu'il ne savait pas, que c'était un enquêteur de l'unité qui aurait pu le voir, et qu'en tout cas il devait être interrogé (pp. 271-272).