À la reprise de l'audience le 15 août 1999, il est devenu clair que la police n'avait pas organisé de procession d'identification. L'avocat de l'État a soutenu qu'il existe de vrais signes distinguant le défendeur de l'autre personne arrêtée, et que l'accusation dispose de solides preuves reliant le défendeur à l'incident. La cour s'est donc tournée vers les arguments des parties dans la requête en détention jusqu'à la fin de la procédure, notant qu'elle statuerait alors sa position sur la question de l'identification. À la fin de l'audience, le tribunal a prolongé la détention du défendeur jusqu'à une nouvelle décision.
Trois jours plus tard, le 18 août 1999, l'honorable juge Ophir-Tom a rendu une décision globale, acceptant la demande de l'État et ordonnant la détention du défendeur jusqu'à la fin de la procédure (ci-après : La décision de détenir l'intimé jusqu'à la fin de la procédure).
- Le défendeur a fait appel devant la Cour suprême contre la décision du tribunal de district de le détenir jusqu'à la fin de la procédure. Dans le cadre de l'appel, le défendeur a avancé une nouvelle demande d'alibi concernant sa localisation au moment où l'infraction a été commise, selon laquelle il séjournait exactement au même moment au domicile d'un élève qu'il encadrait dans le cadre du Perach (projet de mentorat), contrairement à sa précédente affirmation selon laquelle il n'était resté chez le campeur que jusqu'à 19h30. Les parties ont convenu de reporter la date de l'audience afin de permettre d'autres actions d'enquête, à la lumière de la nouvelle demande d'alibi du défendeur et de la soumission d'un appel sorti d'un téléphone portable enregistré au nom de la mère du défendeur, qui, selon le défendeur, était en sa possession à ce moment-là.
En effet, des actions d'enquête supplémentaires ont été menées. Par la suite, le défendeur a demandé que l'appel déposé devant la Cour suprême soit supprimé, et le 5 octobre 1999, il a déposé une demande auprès du tribunal de district pour réexamen. Le 10 octobre 1999, l'avocat du défendeur s'est adressé au bureau du procureur de l'État et a proposé une alternative à la détention, et le lendemain, lors d'une audience tenue au tribunal de district, les parties ont convenu de libérer le défendeur en résidence surveillée dans des conditions restrictives, et le tribunal a accepté la demande. En résumé, le défendeur a été détenu pendant près de trois mois, du 16 juillet 1999 au 11 octobre 1999.